Le 13 mars 2020, ma vie, notre vie a basculé. Elle ne sera plus jamais la même. La veille, j’ai quitté mon cours de logiciel comptable, ne sachant pas ce qui m’attendait après l’annonce du premier ministre en fin d’après-midi, ne sachant pas que tous mes cours allaient être annulés le lendemain. Le 13 mars, pour moi, pour tous, c’était un vrai vendredi 13.

Josée Lafrance Josée Lafrance
Chambly

Nous avons tous cru que cela allait être temporaire. Nous avons eu une pause, agréable, en été. Puis cela a continué à aller mal : confinement, masque obligatoire, fini les merveilleux soupers au restaurant…

Quelques-uns ont été amers. Mais pas la majorité. Nous avons suivi les règles. Dans la rue et dans les allées de supermarché, nous avons respectueusement cédé les 2 mètres aux personnes croisées, avec une certaine politesse dans le regard.

La majorité, nous avons accepté de nous sacrifier pour les plus vulnérables : les aînés, les malades chroniques et tous ceux que nous croisons dans les rues et les allées des commerces.

Ce malheur, long dans le temps mais temporaire, nous a rendus meilleurs. Soyons fiers de nous et soyons patients.

À partir de ce jour où nous sommes devenus moins égoïstes, nous n’avons pas cessé d’exister. Nous avons appris à mieux vivre.