Le nouveau projet de REM de l’Est de la Caisse de Dépôt est intéressant, mais il présente quelques défauts qui devront être corrigés. Le principal selon moi est le passage aérien sur le boulevard René-Lévesque entre la gare Centrale et la rue Notre-Dame.

Pierre Tremblay
Ingénieur

Il faut avoir vu le REM aérien de la ville de Chongqing en Chine sur piliers de béton ou le vieux train aérien sur piliers d’acier au centre-ville de Chicago pour se convaincre de l’erreur monstrueuse de construire un train aérien sur un boulevard de centre-ville.

D’ailleurs, jamais la communauté d’affaires de Montréal n’accepterait un projet pareil sur le boulevard René-Lévesque à l’ouest de la gare Centrale. Alors, pourquoi l’accepter à l’Est d’autant que le tracé est parallèle à celui de la ligne verte du métro ?

La solution évidente pour éviter cette erreur d’urbanisme serait un transfert du REM au métro à la gare Centrale et la construction d’une station de correspondance du REM de l’Est à la station Papineau ou, mieux, à la station Frontenac, là où il y a plus d’espace.

Le changement de mode REM-Métro entraînera une augmentation du temps de transport, mais celle-ci ne sera pas suffisante pour réduire l’achalandage, d’autant que la destination finale de 80 à 90 % des usagers du REM de l’Est sera le centre-ville ou les quartiers desservis par le Métro et non l’aéroport ou la Rive-Sud.

Il est donc inutile de massacrer l’urbanisme du centre-ville avec un train aérien et ce n’est pas un concours d’architecture qui va permettre de trouver une solution miracle jamais utilisée ailleurs dans les nombreux trains aériens construits dans d’autres grandes villes du monde.