Ces derniers temps, nous pouvons voir une grande vague de solidarité, de collaboration et d’entraide entre les Québécois durant cette crise.

Camille Esther Garon  Camille Esther Garon 
Agente de communication et organisatrice d’événements

La pandémie de la COVID-19 amène de grandes conséquences sur les plans économique, culturel et social. Je me réjouis grandement des nouvelles initiatives et des solutions mises en place pour encourager les entreprises locales, les travailleurs et ainsi l’avenir du Québec. 

Toutefois, nous ne pouvons pas ignorer que certains citoyens font un lien malsain entre la Chine et la COVID-19. Malheureusement, cela fait en sorte que des citoyens d’origine asiatique sont les premières cibles de propos racistes et discriminatoires face à cette pandémie. En peu de temps, les communautés asiatiques qui étaient considérées comme la minorité modèle (model minority) se sont vu montrer du doigt.

Pour vous donner une idée des personnes asiatiques ciblées, beaucoup ont la citoyenneté canadienne, certaines ont été adoptées en bas âge, d’autres sont des enfants de parents immigrants. Elles sont installées depuis des années dans notre province et contribuent grandement à la société sur plusieurs aspects. Toutefois, elles ne sont pas immunisées contre le racisme.

Cela montre encore que les communautés racisées et autochtones sont jugées de manière monolithique, une situation malheureusement présente à travers l’Occident.

Bien que ce soit un sujet tabou, lors des crises de pandémie et des situations difficiles, le racisme n’est pas jamais très loin. Au cours de l’histoire, plusieurs communautés ont déjà été visées lors de circonstances semblables. Alors que les virus et autres agents pathogènes ne font pas de distinction entre race, ethnie, nationalité ou statut d’immigration, la stigmatisation et la désinformation le font certainement. 

Le racisme touche notre santé mentale 

Pourquoi parler de racisme alors que nous devons parler de santé et de prévention ? Comme on dit, propage l’info, pas le virus. On me pose cette question et on juge que ce n’est pas la priorité. Il est important de prendre en considération que le racisme est un enjeu qui touche la santé mentale chez les personnes racisées et autochtones.

Les actes de haine, les microagressions, les propos racistes amènent une peur, une stigmatisation, une fatigue psychologique et un effet à long terme sur la santé.

En tant que société, nous avons une responsabilité sur nos actions et nos interactions les uns les autres. En tant que société, nous devons avoir la force et la capacité de protéger les personnes ciblées, de dénoncer les propos inacceptables et pas seulement lors d’une crise. Essayons ensemble de passer à travers ces moments difficiles en encourageant grandement l’inclusion et le vivre-ensemble. Lorsque nous allons sortir de chez nous, assurons-nous que tout le monde se sente chez soi.