Alors qu’un très grand nombre de familles québécoises se remettent tant bien que mal de plusieurs mois de confinement avec les enfants à la maison, ainsi que d’une saison estivale aux options limitées, c’est maintenant la rentrée scolaire 2020 qui, malgré les annonces officielles, occupe les esprits et qui suscite de nombreux questionnements et inquiétudes de différentes natures.

Sylvie Rochette
Sylvie Rochette Cofondatrice et directrice générale, Regroupement Partage

Comment cette rentrée scolaire se déroulera-t-elle réellement ? Les mesures pour assurer la sécurité des enfants sont-elles réalistes ? Suffisantes ? Est-ce que le système est prêt ? Est-ce que les enfants seront en mesure de rattraper le retard scolaire et social accumulé durant les derniers mois ?

On ne le sait pas. Ce que l’on sait, c’est que ce sera difficile pour tout le monde. Mais plus encore pour les familles vulnérables qui auront épuisé leurs ressources humaines, physiques, mentales et financières durant la crise. Ces 8 % des gens qui ont perdu leur emploi dans le cadre de la COVID-19 et qui sont en situation d’insécurité alimentaire.

La reprise est loin d’avoir réglé tous les enjeux économiques causés par la pandémie. Depuis la mi-mars, Banques alimentaires du Québec a distribué l’équivalent de 40 millions de dollars à ses banques alimentaires membres, soit 21 millions en dons en argent et plus de 3,2 millions de kilos de denrées alimentaires, d’une valeur de 19 millions. Selon les données de Statistique Canada, près d’un Canadien sur sept a déclaré vivre dans un ménage en situation d’insécurité alimentaire pendant la pandémie, alors qu’en temps normal, on estime que c’est plutôt une personne sur dix.

Cette situation ne s’améliorera pas d’ici une semaine : ce sera long. Les enfants auront besoin de manger le midi, et on ne sait même pas si le service de repas habituellement offert aux enfants vulnérables pourra toujours l’être ou pour combien de temps.

Les enfants auront aussi besoin de matériel supplémentaire dans leur sac à dos : masques et bouteilles d’eau réutilisables étant maintenant de mise (les fontaines seront condamnées et tous les enfants de plus de 10 ans devront porter un masque à l’école).

Pour les familles appauvries, qui le seront encore plus, ainsi que pour les familles fragilisées financièrement par la pandémie, le niveau de stress financier est encore plus grand qu’à l’habitude. Pour preuve, la demande a augmenté de près de 300 % au pic de la pandémie, dans certains quartiers dans lesquels le Regroupement Partage est présent.

On sait aussi que les enseignants auront les mains pleines à mettre en place un système qui est nouveau pour eux, et qu’ils risquent d’avoir moins de temps pour s’occuper des enfants fragilisés.

Un coup de main

Ce que l’on sait aussi, c’est que le Regroupement Partage sera présent, comme lors des 18 dernières années, à la rentrée scolaire pour aider les enfants dans le besoin en remplissant leur boîte à lunch et leur sac à dos, en aidant les classes et les enseignants en leur donnant du matériel de qualité qui se retrouve sur les listes scolaires.

Ce que l’on sait encore plus, c’est que pour y arriver, nous aurons besoin de vous !

Or, notre opération de collecte de fonds publique – pour la plus importante Opération Sac à dos de notre histoire –, qui a lieu chaque année dans plusieurs lieux passants et stations de métro, ne pourra avoir lieu cette année, limitant notre capacité à obtenir les sommes dont nous avons besoin pour aider 6000 enfants et leurs familles pour la rentrée scolaire.

Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas aller à votre rencontre que les besoins des enfants n’y sont pas. Ils ont besoin de vous plus que jamais.

Les derniers mois ont accentué les inégalités entre les enfants, qui n’avaient pas tous accès à un soutien scolaire à la maison, ni à un environnement propice, ni à des outils technologiques leur permettant de poursuivre leur apprentissage.

Ces inégalités ont des conséquences pour notre société et notre économie d’aujourd’hui et de demain : les enfants de milieux défavorisés sont deux fois plus à risque de décrocher avant la fin du secondaire, selon le bulletin statistique de l’éducation du gouvernement du Québec.

Sachant que c’est à Montréal qu’habitent près de 84 % des élèves québécois de niveau primaire vivant sous le seuil de faible revenu et dans les pires conditions de défavorisation, nous faisons appel à votre générosité pour préparer nos enfants vulnérables à la réussite afin de demeurer une société productive et prospère.

L’Opération Sac à dos du Regroupement Partage permet à TOUS les enfants d’avoir le même traitement, d’avoir accès à des fournitures scolaires, d’être prêts pour la rentrée scolaire, de bénéficier des mêmes chances de réussir.

Aidez-nous à faire en sorte que la rentrée, même insécurisante et hors normes, soit heureuse grâce à un sac à dos bien rempli et à une boîte à lunch bien garnie.

> Consultez le site du Regroupement Partage