Une fois par mois, un camelot de L’Itinéraire se joint à Débats pour se raconter, critiquer, s’insurger. Aujourd’hui, nous vous présentons le témoignage de Jacinthe Vigeant*

Jacinthe Vigeant
Camelot à l’angle des rues Ontario et Saint-Denis

Je suis arrivée à pied à L’Itinéraire par une journée froide et venteuse de mai. J’étais fatiguée et déprimée. Je voulais passer à l’action et je me suis mobilisée ce jour-là.

Il régnait, dans le café de L’Itinéraire, un tel brouhaha. Le café grouillait d’animation et d’ambiance. Clic, clic ! On a pris une photo de moi, les cheveux renversés sur le côté par le vent ! Tout allait trop vite !

Le responsable, fort sympathique, m’a expliqué grosso modo le fonctionnement de la vente de L’Itinéraire et m’a présenté mon mentor, Yvon Massicotte. Les commentaires affluaient autour me disant qu’il était un des meilleurs. Je suis chanceuse. C’est vrai.

À mon point de vente, j’ai reçu ses instructions et profité de son expérience. Yvon m’a informée de l’essentiel : la patience, la persévérance et la courtoisie.

Je me suis vite adaptée et je ne me suis pas découragée.

Vendre le magazine et entrer en contact avec les gens par un bonjour et un sourire, souvent rendus, me font un bien énorme. Ce qui donne lieu parfois à des anecdotes et des conversations intéressantes.

Au début, je vendais peu d’exemplaires et je devais me rendre à mon point de vente deux fois par jour. Maintenant, je vends facilement quatre journaux en une heure. De plus en plus de visages me sont familiers, clients ou pas. Je suis satisfaite de mes progrès depuis quatre mois déjà.

* Le témoignage de Jacinthe Vigeant sera publié dans le numéro du 1er novembre de L’Itinéraire.

L’Itinéraire est une voix unique dans le paysage médiatique québécois. Il donne la parole aux sans-voix, des personnes marginalisées, itinérantes ou à risque de le devenir.