Je suis pour le cannabis comestible. Je n’ai pas de grandes théories scientifiques pour appuyer ma position, seulement mon expérience personnelle.

Andrée Beaumont
Montréal

Si mon voisin mangeait des muffins au pot au lieu de le fumer, je pourrais laisser ma porte-patio et mes fenêtres ouvertes lorsqu’il fait beau et chaud et je pourrais profiter de ma cour de la même manière que lui semble si bien le faire jour après jour, à toute heure de la journée.

Je n’ai rien contre les gens qui fument la cigarette et le cannabis, ça leur appartient. Mais lorsque leur fumée vient envahir ma maison et m’empêche de jouir de ma propriété, je suis touchée par la situation.

Au nom de la liberté, les non-fumeurs doivent endurer silencieusement tous les désagréments de la fumée secondaire et nos enfants grandissent entourés de cette fumée.

Alors qu’on dépense des milliers de dollars à faire de la prévention et de l’éducation contre la dépendance au tabac et aux drogues et les effets de la fumée secondaire, aucune réglementation ne vient encadrer la consommation dans les résidences privées lorsque les consommateurs sont propriétaires. Le règlement interdit de fumer dans un rayon de neuf mètres dans un lieu public, où bien souvent nous ne faisons que passer, mais rien concernant la sphère privée.

Dans les milieux urbains, où plusieurs vivent à proximité l’un de l’autre, j’aimerais sentir que les gouvernements se soucient aussi de la santé et du bien-être des non-fumeurs.