En réaction à l’article de La Presse « Chantal Racette poursuit son ancien syndicat et le SCFP », publié le 20 juin dernier.

Michel Parent Michel Parent
Ex-président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal de 2003 à 2015*

Quand une personne se présente à l’élection aux postes de dirigeants d’un syndicat, elle le fait pour défendre l’intérêt des membres qu’elle représente, et ce, afin de défendre leurs droits et d’améliorer leurs conditions de travail tout en appliquant les procédures démocratiques d’assemblées.

En observant les publications sur le site internet de la section locale, on s’aperçoit que la vie syndicale s’est quand même poursuivie malgré la tutelle, car plusieurs dossiers de négociation ont été réglés.

Ayant rencontré les membres lors de l’assemblée générale du 15 juin dernier et ayant discuté avec certains d’entre eux, on réalise que les membres ne sont pas en colère contre la centrale syndicale, contrairement aux prétentions de Chantal Racette, mais qu’ils ont hâte que leur section locale retrouve sa pleine autonomie.

Là où le bât blesse, c’est de voir une personne qui prétendait vouloir défendre l’intérêt de ses membres les poursuivre pour son intérêt personnel. Car l’argent qu’elle revendique dans sa poursuite proviendrait des cotisations syndicales des membres !

Elle qui a dilapidé, selon l’article, énormément d’argent provenant des cotisations syndicales pour une grève illégale et pour la pose d’appareils de géolocalisation. Actions qui n’ont absolument rien apporté de positif pour les membres.

Eh bien, elle veut encore dilapider des cotisations syndicales, mais pour son bénéfice cette fois-ci. C’est disgracieux !

Cela m’amène à me demander si elle fait ça pour elle-même ou pour d’autres, car qui paie les frais d’honoraires de son avocat pour sa poursuite et dans quelle optique ?

Mon implication syndicale m’a appris qu’il y a deux types de personnes syndicalistes : celle qui s’implique vraiment pour la cause des travailleurs et, malheureusement, celle qui s’implique pour sa propre cause, celle qu’on qualifie de « carriériste ».

En espérant que la génération montante saura faire la part des choses pour assurer leurs futures conditions de travail.

* Membre du comité exécutif pendant 23 ans, de 1992 à 2015.