Marion Hänsel: tranche de vie humaniste

La réalisatrice belge Marion Hänsel admet que son... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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La réalisatrice belge Marion Hänsel admet que son film est difficle à cataloguer: elle le qualifie pour sa part de «tranche de vie».

Photo Bernard Brault, La Presse

Les gens heureux n'ont pas d'histoire? Pour la réalisatrice belge Marion Hänsel, il n'y a rien de plus faux. Elle s'emploie à nous le démontrer dans son nouvel opus intitulé La tendresse.

La tendresse est l'histoire toute simple d'un couple de Bruxellois divorcés qui se retrouvent, le temps d'un week-end, pour se rendre au chevet de leur fils blessé dans un accident de planche à neige au coeur des Alpes.

À titre de spectateur, on anticipe le fait que Frans (Olivier Gourmet) et Lisa (Marilyne Canto) vont en profiter pour régler leurs comptes ou pour retrouver la flamme qui les animait autrefois.

Encore là, on a tout faux! Car, dans ce road movie, leurs nouvelles vies n'entrent jamais en collision.

L'effet est déstabilisant. Marion Hänsel en est consciente et vit très bien avec le résultat. Lorsqu'on lui demande ce qui a motivé l'exercice, elle lance l'explication avec bonheur.

«J'ai souvent fait des films assez minimalistes, avec peu de dialogues, des temps pour les silences et pour observer les comédiens. Des films très cadrés, esthétiques. Ça, c'est dans tout mon travail, observe-t-elle. Mais souvent, je fais des choses beaucoup plus dures, parfois noires. C'est sûrement mon film le plus léger et, pour la première fois, un tout petit peu drôle.»

En effet, le film compte plusieurs scènes qui font sourire. Mais on en ressort avec une interrogation non résolue. L'oeuvre qu'on vient de voir se classe-t-elle comme un drame ou une comédie? Si besoin est de lui attribuer une épithète, évidemment.

«On ne peut pas vraiment cataloguer le film, concède la réalisatrice. C'est peut-être une comédie dramatique tout en étant un film dédramatisé. En fait, c'est une tranche de vie, avec quelques dialogues et des situations drôles, des personnages dotés d'autodérision.»

Ajoutons que bien des gens, divorcés ou enfants de divorcés, vont se reconnaître à travers les personnages.

Marilyne Canto et Olivier Goumet dans La tendresse.... (Photo fournie par Axia Films) - image 2.0

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Marilyne Canto et Olivier Goumet dans La tendresse.

Photo fournie par Axia Films

Gourmet, Canto

Pour former l'ex-couple de Frans et Lisa, la réalisatrice a fait appel à Olivier Gourmet et Marilyne Canto qui avaient déjà travaillé trois fois ensemble. «Ils se connaissaient bien comme comédiens, s'appréciaient et étaient heureux de rejouer ensemble. C'était la connivence parfaite pour coller aux personnages», dit la réalisatrice.

Cette dernière avait toujours voulu travailler avec Olivier Gourmet, qu'on a vu au Québec dans Congorama de Philippe Falardeau et qu'elle classe parmi les grands acteurs internationaux dans la cinquantaine. C'est lui qu'elle avait en tête en écrivant le scénario.

Quant à Marilyne Canto, elle l'a découverte en auditions. Et pour une découverte, c'en fut toute une! «Marilyne avait la vivacité, la spontanéité, le sourire, le rire, la naïveté, et la maladresse -car elle est maladroite dans la vie - de son personnage», conclut Marion Hänsel.

La tendresse prend l'affiche le 17 janvier au cinéma Beaubien.




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