Publié le 16 juin 2012
Josée Lapointe LA PRESSE

Quand elle était petite, Marilou, 21 ans, était une fan de Jasmine dans Aladin et de La belle et la bête. Pour la jeune chanteuse, être la voix française de la princesse Merida dans Rebelle (Brave en version originale anglaise) ne pouvait qu'être un bonheur. «Ce que j'aime de Merida, c'est qu'elle n'a pas besoin de corset ou de petite robe pour être belle. Elle est imparfaite, comme l'était Belle, et ça la rend accessible. Elle est toujours un peu toute croche, les cheveux dépeignés, mais tellement magnifiques, maladroite dans sa fougue. Elle est belle parce que c'est une belle personne.»

Surtout, Rebelle est probablement le premier film de princesse... sans prince. Si Merida «choisit son destin» et refuse de se marier, ce n'est pas parce qu'elle a rencontré son prince charmant, mais bien parce qu'elle veut attendre le bon moment. «Je trouve que c'est une belle morale. Merida veut choisir le bon garçon quand elle sera prête.»

Résultat: Rebelle est axé davantage sur la relation conflictuelle entre la jeune princesse, qui aime faire du cheval et tirer à l'arc, et sa mère - voix de Anne Dorval- qui veut en faire une jeune dame bien éduquée. Un conflit qui aura des conséquences dramatiques... même si tout finit pour le mieux, évidemment! Marilou a vu le film avec sa mère mercredi matin, qui était en larmes à la fin de la projection. «Elle avait l'impression d'entendre sa fille l'appeler... Mais notre relation ne ressemble pas à ça, nous sommes très fusionnelles, et nous n'avons jamais eu de grosse confrontation.»

Le film, dit la jeune femme, lui a fait réaliser «à quel point» nos parents nous aiment et que c'est par affection qu'ils répètent toujours la même chose... Merida retiendra la même leçon, en plus d'apprendre à la dure qu'il y a toujours des conséquences à nos actes. «On peut changer notre destin, mais surtout, ça doit se faire dans le respect», estime Marilou.

Si la chanteuse, qui vient tout juste de sortir un disque en anglais, avait déjà eu quelques expériences de comédienne, elle faisait du doublage pour la première fois. «Techniquement, c'est difficile, mais une fois que tu as appris à suivre correctement la bande rythmique, ça va tout seul. Par contre, pour les émotions à faire passer par la voix, ce n'était pas un problème. J'ai ri, j'ai pleuré...» Et très crié aussi! «Ah ça, j'ai crié ma vie pendant ce film!»