Préoccupée par la menace d’un recul du droit à l’avortement, la comédienne et cinéaste Marianne Farley s’apprête à tourner un court métrage sur le sujet, dans lequel on retrouvera Karine Gonthier-Hyndman et Chantal Baril.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Le film porte pour l’instant le titre de travail Seize, qui fait référence à seize semaines de grossesse.

« L’histoire va se passer en 2028, dans une société québécoise dystopique où le droit à l’avortement serait rendu inexistant », résume Marianne Farley. 

Je suis très préoccupée par ce qui se passe aux États-Unis au sujet du droit à l’avortement. Et ici aussi, on ouvre la porte à ces débats-là. En tant que femme, je trouve ça très épeurant.

Marianne Farley

Le film doit être tourné du 29 février au 3 mars à Montréal et à Longueuil. Pour Marianne Farley, il s’agira d’un troisième court métrage à la réalisation.

Un long métrage en chantier

Finaliste l’an dernier pour l’Oscar du meilleur court métrage de fiction (Marguerite), la comédienne passe de plus en plus de temps derrière la caméra, que ce soit à la production, à la scénarisation ou à la réalisation.

Le 20 février, c’est le film Les nôtres, de Jeanne Leblanc, qu’elle a coproduit et dans lequel elle tient un rôle, qui ouvrira les Rendez-vous Québec Cinéma. Et à l’été, elle doit amorcer le tournage de son premier long métrage, Au nord d’Albany, qu’elle a coécrit avec Claude Brie.

Ce projet de film raconte l’histoire d’Annie, une mère qui, après avoir appris que sa fille a été gravement blessée par une femme la harcelant, prend la route des États-Unis avec sa famille. Une panne d’essence dans l’État de New York bouleversera ses plans.

« Nous sommes actuellement en préproduction et en processus de casting, ici au Québec mais aussi aux États-Unis, pour un de mes personnages », dit la réalisatrice.