À sa sortie de prison, un ancien joueur de football universitaire, bien résolu à se réintégrer dans la société, se lie d’amitié avec un petit garçon délaissé par une mère toxicomane.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

On ne compte plus au cinéma les histoires de criminels devenant de meilleurs humains quand un enfant entre dans leur vie. L’un des plus beaux modèles à cet égard reste sans doute A Perfect World, film de Clint Eastwood dont le scénario a été écrit par un certain John Lee Hancock, celui-là même qui propose maintenant The Little Things.

Portant à l’écran un scénario — son premier — écrit par Cheryl Guerriero, le réalisateur Fisher Stevens (Stand Up Guys, And We Go Green) ne réinvente pas la roue, mais il fait aussi écho dans son film à des thèmes bien contemporains, notamment celui de l’identité sexuelle.

Palmer est le nom d’un ancien détenu (Justin Timberlake) qui, au terme d’une peine d’emprisonnement de 12 ans, trouve refuge auprès de sa grand-mère (June Squibb) dans une petite bourgade de la Louisiane. Cette femme s’occupe en outre d’un petit voisin pendant les absences — parfois très prolongées — de la mère de ce dernier (Juno Temple), aux prises avec de graves problèmes de dépendance.

Le récit est construit autour de la relation affective qui se développe très vite entre ce garçon plus à l’aise avec le côté féminin de sa personne (formidable Ryder Allen) et un homme ayant vécu à la dure dans un monde où les questions d’identité de genre ne se sont jamais posées.

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Palmer, de Fisher Stevens

Cet élément fait de Palmer un film plus intéressant, d’autant que Fisher Stevens emprunte une approche somme toute assez fine sur ce plan. Cela dit, le reste de ce long métrage, dans lequel Justin Timberlake livre une solide performance, reste plutôt convenu et prévisible.

Palmer est offert sur la plateforme Apple TV + et sur iTunes.

★★★

Palmer. Drame de Fisher Stevens. Avec Justin Timberlake, Juno Temple, Ryder Allen. 1 h 51.