Par un concours de circonstances, un lourd chargement de cocaïne se retrouve caché dans une scierie, à l’insu de son propriétaire. L’arrivée sur les lieux d’une bande de criminels à la recherche du butin déclenche un affrontement sanglant…

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Au Québec, Netflix a financé Jusqu’au déclin, de Patrice Laliberté. En France, le diffuseur en ligne a jeté son dévolu sur ce thriller réalisé par Julien Leclercq, un cinéaste à qui l’on doit des films comme L’assaut et Braqueurs. Visiblement, le géant américain aime financer des productions comportant des scènes d’action tendues.

Divisé en deux parties bien distinctes, La terre et le sang pose d’abord les jalons de son intrigue à l’intérieur d’une scierie familiale que dirige depuis longtemps Saïd (Sami Bouajila). Ce dernier se fait un point d’honneur d’embaucher dans son entreprise des repris de justice en réhabilitation. Julien Leclercq profite de l’occasion pour installer ses personnages (Saïd vit seul avec son adolescente sourde), mais aussi pour planter un décor particulier.

Cet élément a son importance, car la confrontation qui meuble la seconde partie du film, très sanglante, oppose un cartel prenant d’assaut la scierie et ceux qui ont l’habitude des lieux et en connaissent tous les secrets.

L’atmosphère très grise est en phase avec le propos, et les scènes d’action sont fort bien réglées. Dominé par la présence solide et taciturne de Sami Bouajila (Les témoins, Omar m’a tuer), qui tourne sous la direction du réalisateur pour la troisième fois, ce thriller à la française plaira assurément aux amateurs du genre.

IMAGE FOURNIE PAR NETFLIX

La terre et le sang est offert sur Netflix.

> Consultez le site de Netflix

https://www.netflix.com/ca-fr/

★★★

La terre et le sang. Thriller de Julien Leclercq. Avec Sami Bouajila, Eriq Ebouaney, Samy Seghir. 1 h 20.