Une famille afro-américaine de la Floride, menée par un père bien intentionné mais très exigeant, tente de se reconstruire à la suite d’un drame.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Trey Edward Shults (Krisha, It Comes at Night) signe un troisième long métrage percutant, que la critique américaine compare même parfois avec Moonlight. Il est vrai que cette plongée au cœur d’une famille afro-américaine du sud de la Floride présente quelques similitudes avec le film de Barry Jenkins, en outre dans la facture visuelle.

Divisé en deux parties bien distinctes, Waves s’attarde d’abord à décrire le parcours d’un jeune homme de 18 ans qui « a tout pour lui », mais dont la recherche de l’excellence en tous domaines commence à peser un peu lourd. Tyler (excellent Kelvin Harrison Jr., révélé plus tôt cette année grâce à Luce) sent d’autant plus la pression qu’il est poussé par un père aimant mais très exigeant (Sterling K. Brown), pour qui « être dans la moyenne » n’est pas une option.

IMAGE FOURNIE PAR ENTRACT FILMS

Waves, de Trey Edward Shults

La deuxième moitié du récit est consacrée à Emily (Taylor Russell, aussi excellente), la sœur de Tyler. Dont le rapport avec les parents est différent, mais tout aussi intense. Le récit de Trey Edward Shults, qui signe seul le scénario, reste toujours dans l’ordre de l’intime, peu importe la nature des événements. On peut sans doute reprocher quelques effets de style, notamment dans les mouvements de caméra, mais le cinéaste texan, âgé de 31 ans, offre ici un film choc qui colle à la peau.

Notez que Waves est à l’affiche en version originale avec sous-titres français.

★★★½

Waves (V.F. : Vagues). Un drame de Trey Edward Shults, avec Kelvin Harrison Jr., Taylor Russell, Sterling K. Brown. 2 h 15.

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