Ayant vécu dans l’ombre de son célèbre mari, le cinéaste Pierre Perrault, Yolande Simard n’en fut pas moins une chercheuse à part entière. Archéologue, collectionneuse et amoureuse de Charlevoix, elle a clairement influencé la carrière du créateur de Pour la suite du monde.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Au littoral de sa vie, cette femme du fleuve était encore la curiosité incarnée.

Passionnée de botanique, collectionneuse, amoureuse du grand air, capable de goûter la première pomme tombée au sol, relisant avec émotion des lettres de jeunesse échangées avec son Pierre, son homme, son mari, Yolande Perrault était une ambassadrice de la vie.

Ce documentaire sans prétention en fait l’éclatante démonstration, les deux réalisateurs mettant leurs pas dans ceux de cette femme disparue en juillet dernier à 91 ans, 20 ans après la mort de son illustre compagnon.

IMAGE FOURNIE PAR L’ONF

La fille du cratère

Pierre Perrault, on le sait, a été le grand cinéaste de Charlevoix, région dont la morphologie est imputable à la chute d’une météorite (d’où le cratère en question). Ses documentaires, à classer dans la catégorie du cinéma-vérité, n’ont plus besoin de présentation : Pour la suite du monde, Les voitures d’eau, Le règne du jour

Le spectateur comprendra, en regardant le présent film, à quel point l’archéologue Simard a influencé le travail du cinéaste Perrault, et vice versa.

Ce film met en alternance des extraits d’œuvres de Perrault et des moments extrêmement touchants de la vie toujours foisonnante de cette digne et vieille dame.

Le territoire nous façonne, dit à un moment un ami de Yolande. Sage parole qui donne envie d’aller s’installer dans Charlevoix pour mieux goûter le temps qui passe.

★★★½
La fille du cratère. Documentaire de Nadine Beaudet et Danic Champoux. Avec Yolande Perrault. 1 h 16.

> Consultez l’horaire du film : https://ouvoir.ca/2019/la-fille-du-cratere