Nouvellement installée dans une communauté destinée strictement aux retraités, une femme forme une équipe de meneuses de claque avec de nouvelles amies résidantes en vue d’une compétition où elles devront se mesurer à des équipes plus jeunes.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Il y a une parenté certaine, bien qu’involontaire, entre Le grand bain, film à succès de Gilles Lellouche, et ce Poms, qui pourrait en être le pendant féminin.

Zara Hayes, cinéaste britannique ayant jusqu’ici fait sa marque dans le documentaire, emprunte une situation plus inusitée — des participantes d’âge mûr dans une compétition de meneuses de claque — pour mieux explorer la réalité dans laquelle évoluent les femmes à cette étape de leur vie.

On applaudit à l’initiative, ainsi qu’à cette volonté de faire des gens d’âge mûr les protagonistes d’un film. Cette approche, rappelons-le, s’est révélée pertinente aux yeux de l’industrie depuis le succès de The Best Exotic Marigold Hotel. On déplorera cependant l’aspect très prévisible du récit, ainsi que l’approche trop classique de l’ensemble.

IMAGE FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE

Poms

Heureusement, certains gags touchent la cible et quelques répliques cinglantes font mouche, notamment quand les meneuses de claque se mesurent à plus jeunes qu’elles, ou quand elles se heurtent à l’autorité.

Diane Keaton, dans le rôle de celle qui voudrait bien qu’on lui fiche la paix, et Jacki Weaver, dans le rôle de la voisine flamboyante qui s’impose dans la vie de l’autre, forment aussi un bon tandem.

C’est grâce à elles, principalement, que Poms (Poms – La grande compétition en version française) constitue un divertissement somme toute sympathique, même si l’on peut tout deviner au moins 15 scènes à l’avance.

★★½ Poms. Comédie de Zara Hayes. Avec Diane Keaton, Jacki Weaver, Pam Grier. 1h31.