Alors qu’elle amorce sa campagne en vue de la prochaine élection présidentielle, la secrétaire d’État des États-Unis fait appel à un journaliste électron libre, dont elle fut la gardienne quand il était enfant, pour écrire ses discours. Ces deux êtres que tout oppose tisseront un lien privilégié…

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Jonathan Levine (50/50, Snatched) propose une comédie romantique ambitieuse « à l’ancienne », un genre qui se fait plutôt rare de nos jours. Pour ce faire, il a choisi pour cadre le monde de la politique américaine, une option casse-gueule à une époque où nos voisins du Sud sont plus divisés que jamais.

Le réalisateur s’en sort plutôt bien, même si l’on sent que le milieu dans lequel l’intrigue se déroule sert seulement de prétexte pour déployer une histoire d’amour inusitée. C’est un peu comme si on abordait The American President avec le ton de la bande de This Is the End

Long Shot fait rire, parfois même beaucoup. Les amateurs de satire politique devraient cependant être prévenus que le récit, après un prologue assez grinçant, n’emprunte pas du tout cette direction.

IMAGE FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE

Long Shot

Sur ce plan, on sent même la volonté des artisans de ne déplaire à personne. Cela dit, on savourera ces moments où la secrétaire d’État (Charlize Theron) ne se trouve pas vraiment en état de faire face à une urgence, ainsi que ceux où elle se fait draguer par le premier ministre du Canada (Alexander Skarsgård).

Aussi improbable qu’elle puisse paraître, la liaison entre la politicienne et le journaliste, un vieil ado électron libre (Seth Rogen), fonctionne bien.

Il est à noter que la version française exploitée au Québec porte le titre Un bon coup en faisant valoir un double sens aussi vulgaire que machiste. En France, Long Shot portera le titre Séduis-moi si tu peux.

★★★½ Long Shot (V.F: Un bon coup). Comédie de Jonathan Levine. Avec Charlize Theron, Seth Rogen, O’Shea Jackson Jr. 2h05.

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