L’automobiliste qui ne compte pas conserver son véhicule plus de quatre ans peut arrêter de lire ici. Un traitement antirouille appliqué par un tiers (hors usine) représente une dépense inutile et difficilement monnayable à la revente.

Éric LeFrançois
Éric LeFrançois Collaboration spéciale

Toutefois, si l’objectif consiste à battre un record de longévité, cette protection demeure tout indiquée, et ce, même si les véhicules d’aujourd’hui sont mieux protégés. Pour nous en convaincre, les garanties contre la perforation due à la rouille couvrent généralement les véhicules sur une période de six ans. En revanche, la garantie contre la rouille de surface, lorsqu’il y en a une, dépasse rarement quatre ans.

1, 2, 3… go !

Un traitement antirouille, d’accord, mais lequel ? À l’heure actuelle, des entreprises spécialisées proposent l’huile liquide, l’huile semi-solide, la graisse, le traitement permanent et l’antirouille électronique.

Chaque traitement comporte des avantages. Y compris l’antirouille électronique, pourtant réputé inefficace par certains « experts ». Les mêmes, souvent, qui ne voient aucun problème à percer des trous pour mieux faire « circuler » le traitement protecteur. À éviter. D’une part, certains constructeurs n’hésiteront pas une seconde à résilier leur garantie. D’autre part, de percer des trous dans la structure risque à la fois d’en fragiliser certains composants ou de favoriser la rouille…

Cela dit, sans remettre en cause l’efficacité des traitements proposés sur le marché, la rouille risque toujours, quoi que l’on fasse, de se manifester. Le problème réside dans l’application des produits utilisés, qui n’est pas toujours parfaitement uniforme, dans le moment de la saison et aussi dans la conception même du véhicule (aération).

Un peu d’aide

Il ne faut pas en déduire pour autant que la protection offerte par le constructeur ou l’entreprise spécialisée est à toute épreuve. L’automobiliste a aussi une part de responsabilité. Hélas, il s’en acquitte rarement.

Par exemple, à lui de masquer soigneusement les cicatrices que porte la carrosserie sur son véhicule à l’aide d’une peinture d’appoint. À lui aussi d’appliquer une cire de qualité pour préserver l’éclat de la carrosserie. À lui également de lubrifier les charnières des portes, du coffre et le loquet du capot. Dans la foulée, il se doit aussi d’appliquer une gelée à base de silicone sur les caoutchoucs d’étanchéité afin de les conserver en bon état et de diminuer les risques de formation de glace.

Autre point souvent négligé, le lavage.

Oui, il est nécessaire de faire laver son auto l’hiver. Cela permet de débarrasser la carrosserie des particules et agents qui y adhèrent et qui risquent de l’endommager sérieusement.

Naturellement, le plaisir de voir la carrosserie briller, même sous les rayons blafards du soleil, sera de courte durée, car la gadoue et les abrasifs s’empresseront de gâcher la fête au bout de quelques kilomètres. Il n’est donc pas nécessaire de s’attarder inutilement à faire reluire les panneaux de carrosserie. En revanche, il s’avère impératif d’asperger généreusement le châssis et les puits de roue. Et d’accorder beaucoup d’attention à la période de séchage. Et voilà pourquoi il est préférable de favoriser les établissements qui font le lavage à la main plutôt que les portiques de lavage automatique. Et si vous remarquez une éraflure sur la carrosserie, corrigez-la dans les plus brefs délais. La rouille n’attend pas.

Et les véhicules hybrides et électriques ?

Plusieurs entreprises proposent un traitement spécialisé pour les véhicules hybrides et électriques. Celui-ci, plus complexe et plus coûteux, a cependant le mérite d’être minutieusement appliqué. D’ailleurs, le travail prend quelques heures et non quelques minutes. Il consiste, chez les plus minutieux, au démontage de certaines garnitures (moulures, fausses ailes, seuil des portes, etc.) pour s’assurer que le traitement n’entre pas en contact avec les composants électriques et électroniques du véhicule.