Q. Avec la pandémie de COVID-19 et le ralentissement de l’économie, pouvons-nous espérer des rabais substantiels de la part de constructeurs ? Les dépositaires de véhicules d’occasion seront-ils eux aussi enclins à négocier à la baisse le prix de leurs stocks ? Quelles aubaines (garanties prolongées, bas taux de financement, paiement des taxes) seraient à ne pas manquer ?

– Vincent

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

R. Plusieurs lecteurs posent cette question. La réponse est non. Ne vous attendez pas à des rabais extraordinaires des constructeurs ou encore des concessionnaires à court terme. Il y aura toujours des exceptions, mais de manière générale, il y aura très peu de cadeaux ou de promotions. Les concessionnaires bénéficient à l’heure actuelle de stocks confortables, il est vrai, mais le retard accumulé dans la production (véhicules neufs) demeure un sujet d’inquiétude du réseau de distribution qui craint de manquer de produits à l’automne. Quant aux véhicules d’occasion, les commerçants sont largement tributaires du marché des véhicules neufs.

JAMAIS DEUX SANS TROIS

Q. Mon Honda CR-V 2008 (mon deuxième) commence à tirer de la roue. Les réparations s’additionnent. Le temps est venu de le changer. Je me suis habituée à la sécurité (surtout en hiver) de ce type de véhicule. Je fais beaucoup de plein air et fréquente les bois sans aller dans des chemins qui n’ont pas d’allure. Mais j’ai besoin d’espace pour skis, équipement de pêche, de camping. Je vais prendre ma retraite dans deux ans environ et compte m’installer hors des grandes zones urbaines. Je ne veux pas investir démesurément dans l’achat d’un véhicule.

– Sylvie L.

PHOTO FOURNIE PAR HONDA

Un Honda CR-V

R. À quelques exceptions près, un véhicule n’est jamais un investissement. L’achat malin dans votre cas serait de vous procurer une occasion récente pour éviter les affres de la dépréciation. Un autre CR-V ? Pourquoi pas puisque vous semblez satisfaite de ce produit. Vous pourriez également lorgner du côté du RAV4 de Toyota. Deux valeurs sûres.

POUR EN FINIR AVEC L’AZOTE

Q. Je possède une Volkswagen Golf GTI 2011 et j’aime beaucoup ce véhicule. Lors de la pose de mes pneus d’été, Pirelli P Zéro Plus 18 pouces, le garagiste (pas le concessionnaire) m’a conseillé de gonfler à l’air, alors que j’ai tout le temps mis de l’azote. Il m’indiquait que ça ne changerait pas grand-chose dans la tenue de route. Que c’est plus compliqué et coûteux d’effectuer le remplissage, etc. Qu’en est-il aujourd’hui de ce dilemme air-azote ? Les avantages de l’azote en valent-ils la peine ?

— René Bordeleau

PHOTO RAYMOND GERVAIS, ARCHIVES LA PRESSE

L’avantage premier de l’azote est de minimiser les défaillances possibles de capteurs de pression des pneus.

R. Oui et non. Les arguments de votre garagiste sont justifiés et trouvent écho chez plusieurs techniciens automobiles. En revanche, l’avantage premier de l’azote est de minimiser les défaillances possibles de capteurs de pression des pneus. Un avantage surtout lors de la saison hivernale.

CADEAU D’ANNIVERSAIRE

Q. J’aurais une occasion spéciale de faire l’achat d’un Porsche Cayenne Titanium 2016 avec 42 000 km pour environ 50 000 $. Je connais très bien le propriétaire et cette Porsche n’a jamais connu l’hiver du Québec. Je veux me faire un cadeau pour mes 65 ans… Est-ce un bon prix et quels conseils me donneriez-vous pour que j’apprécie cet achat pour les cinq prochaines années ? Devrais-je acheter une garantie prolongée, par exemple ?

— Rénald Turgeon

R. Dans un premier temps, nous vous invitons à lire le commentaire de trois lecteurs au sujet du Cayenne, dans notre banc d’essai de lundi dernier (Porsche Macan GTS). Pour ce qui est de votre affaire, le prix est légèrement élevé. Une garantie prolongée s’impose, mais aussi une inspection rigoureuse et complète par un technicien compétent. Enfin, il importe de vous enquérir du coût de l’entretien de ce véhicule.