Imaginez si des candidats infectés à la COVID-19 avaient emménagé dans le manoir Maplewood de Waterloo après la diffusion du premier gala de Star Académie dimanche soir.

Publié le 17 janvier

Ç’aurait été l’hécatombe sanitaire. En moins de 48 heures, avec la contagiosité du variant Omicron, toute la maisonnée aurait été contaminée. Les élèves, les professeurs, l’équipe technique… la production aurait été paralysée pendant plusieurs jours, ce qui aurait enrayé toute la machine.

TVA et le producteur Déferlantes ont pris la bonne décision en reportant d’une semaine le décollage de la fusée Star Ac. Le premier gala se déroulera le dimanche 23 janvier à 19 h, tandis que la quotidienne démarrera le 24 janvier à 19 h 30. Une semaine de décalage, c’est un mal pour un bien.

Durant les sept prochains jours, les futurs William Cloutier et Lunou Zucchini de 2022 vivront complètement isolés dans une chambre d’hôtel, sans contact avec l’extérieur. Samedi soir, à 24 heures de la mise en ondes du premier gala de variétés, 4 des 19 candidats de Star Académie, qui ont entre 16 et 28 ans, présentaient un résultat positif. Fallait tout retarder. Pas le choix.

La suite s’annonce un véritable casse-tête pour les producteurs de cette téléréalité musicale, pierre d’assise de la programmation hivernale de TVA.

Selon les règles actuelles de la CNESST pour les plateaux de tournage, une personne infectée doit s’isoler pendant les cinq jours qui suivent l’apparition des premiers symptômes ou de l’annonce d’un test positif.

Après ces cinq jours de confinement, la personne infectée peut reprendre ses activités habituelles, mais en portant un masque médical « lors de toute interaction sociale » et en respectant la distance de deux mètres.

Il ne se sera pas écoulé dix jours entre l’isolement des staracadémiciens et la présentation du gala du 23 janvier. Et on verrait bien mal ces jeunes chanter pour leur place à Waterloo à travers un masque médical. Ils ne pourraient pas non plus partager le même dortoir ou prendre leurs repas ensemble. Même si c’est fâchant, il ne serait donc pas étonnant que l’émission vedette de TVA se décale d’une autre semaine, pour s’assurer de la sécurité de l’équipe.

Joints dimanche, les producteurs Benoit Clermont et Jean-Philippe Dion, de Déferlantes, ont décliné mes demandes d’entrevue.

Le &@#* de virus a également court-circuité la téléréalité Big Brother Célébrités de Noovo dimanche soir.

Avant d’entrer dans ce jeu à huis clos, l’humoriste Eddy King a subi plusieurs tests, qui ont tous été négatifs. Puis, une semaine après la formation de la première alliance dans la maison-studio, il se révèle positif. Une balle courbe que personne n’a vue venir.

Eddy King a temporairement été retiré du manoir, qui a été construit dans un entrepôt d’Anjou, dans l’est de l’île de Montréal. Mais comment l’humoriste de 39 ans a-t-il pu attraper la COVID-19 en n’ayant aucun contact à l’extérieur de sa bulle de Big Brother ?

Selon Noovo, il est difficile de déterminer de quelle façon Omicron s’est invité dans l’émission, « alors qu’Eddy King avait eu plusieurs résultats négatifs et que les participants sont isolés sans contact dans leur bulle familiale ».

Se pourrait-il que le virus ait été introduit dans l’air de la maison par des membres de l’équipe technique qui travaillent de l’autre côté des murs ? Pas impossible.

Un deuxième participant de Big Brother a obtenu un résultat positif à la suite de la soirée d’élimination, selon Noovo, qui n’a pas révélé l’identité du concurrent en question. Karl Walcott et Sébastien Plante dormaient dans la même petite chambre qu’Eddy King.

Parlant de Seb Plante, sans surprise, il a dit « goodbye à ses vrais amis ». Le chanteur a dormi au gaz et quand il s’est décidé à jouer, il était trop tard. L’homme 7Up manquait de pétillant. Il aura maintenant beaucoup de temps pour mettre sa vie à l’heure.

Des nouvelles de James Awad

Oui, l’équipe de Tout le monde en parle a sollicité un entretien avec James William Awad, l’organisateur du voyage mexicain vers l’enfer où plusieurs passagers – dont la vapoteuse Sunwing – ont enfreint à peu près toutes les règles de sécurité imaginables.

« Il avait accepté, mais il ne comprenait pas qu’on ne voulait pas le recevoir en studio. On aurait fait l’entrevue en visioconférence, parce que visiblement, lui et sa gang ne respectaient pas les mesures sanitaires », explique le coproducteur de Tout le monde en parle, Guillaume Lespérance.

Voilà pourquoi James William Awad n’a pas participé au premier épisode de 2022, relayé dimanche soir en direct à Radio-Canada. D’ailleurs, les discussions entre Awad et Tout le monde en parle ont été très brèves. « On ne s’est même pas rendus à l’étape de la préentrevue, on n’a jamais réussi à lui parler au téléphone », poursuit Guillaume Lespérance.

Joint dimanche, James William Awad, 28 ans, a offert une version différente des évènements. C’est lui qui aurait refusé d’aller en studio ou de discuter avec Guy A. Lepage par Zoom/Skype parce que le producteur Guillaume Lespérance l’a insulté et ridiculisé sur Twitter.

Selon James William Awad, Guillaume Lespérance a traité les gens de son 111 Private Club d’épais « et c’est irrespectueux », indique-t-il. James William Awad, qui enregistre de la musique sous son nom d’artiste de Senior, rentre à Montréal lundi. Il a refusé de dire où il séjourne depuis la controverse du vol nolisé de Sunwing à destination de Cancún.

CAPTURE D’ÉCRAN D’UNE VIDÉO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE JULIE SNYDER

Julie Snyder et sa statue de cire chez James William Awad

Jeudi soir, Julie Snyder a présenté un topo très rigolo à son talk-show où elle est allée déposer sa statue de cire du musée Grévin à côté de l’une de celles que James William Awad a fait ériger sur ses terrains, à Bois-des-Filion.

Ce segment de six minutes, très bien fait, a été vu plus d’un million de fois sur les plateformes numériques de l’animatrice.

James William Awad n’a pas autant ri que nous. « Elle est entrée illégalement sur mon terrain », affirme-t-il.

Selon mes infos, Julie Snyder n’est restée que quelques minutes dans le croissant de rue où Awad possède six maisons. Elle n’a rien endommagé et a seulement passé un coup de balai à neige sur une des statues à l’effigie de « ce grand créateur ».