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Le parc de l'Éco-campus Hubert-Reeves prend forme

L'Éco-campus Hubert-Reeves sera aménagé en bordure d'un parc-nature... (ILLUSTRATION FOURNIE PAR TECHNOPARC MONTRÉAL)

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L'Éco-campus Hubert-Reeves sera aménagé en bordure d'un parc-nature et rassemblera des entreprises spécialisées dans les technologies propres et le développement durable.

ILLUSTRATION FOURNIE PAR TECHNOPARC MONTRÉAL

Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

L'Éco-campus Hubert-Reeves et son parc-nature prennent lentement forme au sud du Technoparc. D'ici quelques années, cinq bâtiments accueilleront un groupe d'entreprises spécialisées dans les technologies vertes. Portrait de la situation.

D'ABORD LE PARC-NATURE

Démarrés l'an dernier, les travaux de développement de l'Éco-campus Hubert-Reeves se poursuivront cet été. Mais il faudra attendre encore longtemps avant que le site de 20 hectares n'accueille ses premiers résidants.

Technoparc Montréal espère rassembler ici une constellation d'entreprises à vocation de développement durable et de technologies propres.

Le projet, qui prévoyait en 2014 la construction de huit bâtiments, n'en accueillera finalement que cinq.

« Cette partie-là du technoparc, c'est un véritable bijou, souligne Carl Baillargeon, directeur, communications et marketing à Technoparc Montréal. On a pris toutes les mesures pour le protéger encore plus qu'on devrait le faire. »

Si le porte-parole utilise ces mots, c'est que le site abrite une zone marécageuse qui alimente le ruisseau Bertrand. Pour protéger l'espace, Technopole Montréal y aménage ce qui deviendra bientôt un parc-nature.

« Beaucoup de travail est fait pour rendre accessible cette zone à haute valeur écologique. Cet hiver, on a presque terminé l'aménagement du sentier et de la digue qui permettra de contrôler le niveau d'eau des marais. Il ne reste que l'étape de la plantation. » - Carl Baillargeon, directeur, communications et marketing à Technoparc Montréal

L'endroit abrite une faune et une flore d'une riche variété. Une affirmation qui se vérifie particulièrement l'été, alors que le site accueille environ 140 espèces d'oiseaux venus s'y reproduire.

Pour éviter de nuire au processus, les travaux d'aménagement sont d'ailleurs interrompus durant la période de nidification, au mois d'août.

« Une firme spécialisée, Groupe Hémisphère, s'assure que les travaux sont faits dans le respect de la nature », ajoute M. Baillargeon.

Bien que les travaux aient reçu toutes les autorisations requises de la part des gouvernements, un groupe d'ornithologues et de biologistes se présentant sous le nom de Coalition verte s'est mobilisé afin de les faire arrêter.

Le groupe a déposé une injonction en février dernier qui attend toujours d'être entendue.

UN PREMIER LOCATAIRE

FPInnovation est la première organisation à avoir signifié son intention de s'installer dans l'Éco-campus.

« On a évalué cinq sites et c'est celui-là qui a semblé être le meilleur pour nous, explique Pierre Lapointe, président de FPInnovation. La possibilité de se retrouver dans un écosystème d'entreprises qui ont la même vision que nous, tout près de l'aéroport et à proximité de la nature, avait beaucoup de valeur à nos yeux. »

Les travaux de construction des nouvelles installations et des usines pilotes de ce centre de recherche industriel du secteur forestier débuteront au début de l'année 2018 et s'échelonneront sur deux ans.

L'ensemble des 300 employés montréalais de FPInnovation s'y retrouvera.

Le projet représente un investissement de 140 millions de dollars pour l'organisation qui bouclera prochainement son financement.

Et il pourrait y avoir un ajout, indique Pierre Lapointe.

« On est à réfléchir à un projet d'incubateur », dit-il.

« On aimerait entre autres développer des partenariats avec des gens du secteur du transport intelligent », ajoute le président de FPInnovation.

Si son organisation est surtout connue pour développer de nouveaux débouchés pour les sous-produits du bois, elle s'intéresse aussi aux questions de transport, rappelle M. Lapointe. « Le transport, pour l'industrie de la forêt, c'est environ 45 % des coûts », rappelle-t-il.




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