L'ingénieur Pierre Lafrance faisait sa maîtrise et travaillait à temps plein en 2008 lorsque sa fille a commencé à souffrir d'allergies. «Je passais le peu de temps libre que j'avais dans les cliniques. Un jour, ma fille m'a demandé pourquoi on ne pouvait pas aller attendre chez nous», raconte-t-il.

Publié le 29 mars 2011
Martine Letarte, collaboration spéciale LA PRESSE

C'est ainsi qu'est né TechnowaiT. Moyennant 3$, le système offre au client qui s'est présenté à la clinique de s'inscrire et de prendre un numéro. En rappelant périodiquement, le système interactif indique au moyen d'un message automatisé le nombre de personnes devant lui et combien il y a eu de consultations durant la dernière heure. Quand son tour approche, il peut retourner à la clinique pour attendre son tour.

L'un des grands défis était d'assurer la fiabilité du système. «Nous voulions être aussi fiables que le 911! Nos trois serveurs (Montréal, Ottawa et un autre aux États-Unis) se relaient l'information. Si un tombe en panne, le système ne sera pas affecté.»

Pour s'enregistrer, le client appelle le système et les frais seront portés à sa facture de téléphone. «Il n'y a donc aucun travail supplémentaire pour les employés de la clinique et ils en tirent un grand bénéfice parce que ça diminue la pression dans la salle d'attente», affirme M. Lafrance.

On a peaufiné le système à la Polyclinique Fabreville et depuis, certaines cliniques de la couronne nord ont adopté la technologie. Des discussions sont également en cours ailleurs dans la province et même à l'international, mentionne M. Lafrance.

«Nous avons été nommés l'une des 20 meilleures occasions d'affaires pour 2011 selon le site américain Springwise. On vient de présenter notre projet en Espagne au GSMA, le plus gros show en télécommunications au monde. De plus, un projet pilote démarrera incessamment au Brésil.»

Trois conseils de base pour bien localiser son entreprise

1. Vérifier le zonage

«La première chose à regarder, c'est si on est conforme à la réglementation», affirme Joffrey Bouchard, directeur général du centre local de développement (CLD) de L'Assomption.

2. Évaluer la pertinence d'un lieu

«Il faut trouver le meilleur emplacement possible pour son type d'entreprise. Si on a besoin d'être près d'un grand bassin de population, il ne faut pas hésiter à payer un peu plus cher pour ça. Parce que ça arrive des beaux projets d'entreprises qui échouent parce qu'on est allé les installer dans des endroits moins propices», indique M. Bouchard en ajoutant que la plupart des CLD ont un outil en ligne de recherche de locaux.

3. Regarder les incubateurs

«Les incubateurs d'entreprises sont intéressants parce qu'ils fournissent des locaux, mais aussi, un service d'accompagnement aux entrepreneurs. Par contre, on ne retrouve pas d'incubateur sur tous les territoires et il faut être sélectionné pour s'y installer», affirme Édouard Bonaldo, directeur général du centre d'aide aux entreprises (CAE) Haute-Montérégie qui gère un incubateur consacré au secteur manufacturier depuis 2001.