Source ID:597732; App Source:cedromItem

Série-PME

La recommandation de Laurent Lemaire: une place au soleil

Mathieu Chagnon (à gauche), président de Rackam, et... (PHOTO JULIEN CHAMBERLAND, LA TRIBUNE)

Agrandir

Mathieu Chagnon (à gauche), président de Rackam, et Jacques-Alexandre Fortin, coprésident.

PHOTO JULIEN CHAMBERLAND, LA TRIBUNE

Marc Tison
La Presse

Une jeune entreprise dynamique qui met la technologie au service du développement durable.

> Rackam> Fondée en 2006, active depuis 2009

> Fondateurs: les ingénieurs Mathieu Chagnon et Jacques-Alexandre Fortin

> Siège social: Sherbrooke

> Employés: entre 12 et 20, selon les projets en cours.

L'Université fédérale d'Itajuba, au Brésil, a opté pour les concentrateurs solaires paraboliques de Rackam pour équiper son laboratoire d'énergies renouvelables, vient d'annoncer le fabricant sherbrookois.

Rackam est un paradoxe. L'entreprise fabrique des systèmes thermiques à l'énergie solaire, mais elle est située au Québec, qui n'est pas spécialement réputé pour son ensoleillement méditerranéen.

Par conséquent, la croissance de l'entreprise doit se réaliser sous des cieux plus cléments.

«On a des projets phares qui ont été réalisés au Québec et qui ont permis de lancer l'entreprise, mais on vise quand même une expansion à l'international, parce que c'est une technologie qui est particulièrement viable dans les régions où il y a beaucoup d'ensoleillement et où le coût de l'énergie est relativement élevé», indique Ludvig Bellehumeur, directeur du développement des affaires chez Rackam.

Outre les Amériques, l'entreprise vise particulièrement le sud de l'Europe et les extrémités nord et sud du continent africain. Déjà, deux projets ont été réalisés en Espagne (usine de croustilles Papes Safor) et au Portugal (fabricant de casseroles Silampos).

L'entreprise de Sherbrooke a été fondée en 2006 par les ingénieurs Mathieu Chagnon et Jacques-Alexandre Fortin.

Leur technologie s'appuie sur de longs miroirs paraboliques à section constante, qui concentrent les rayons solaires sur un tube où circule un fluide caloporteur. Le miroir semi-cylindrique tourne autour du tube, qu'il conserve à son foyer, pour suivre la trajectoire du soleil. La température du fluide peut être portée à 240 °C.

Le premier projet important de Rackam s'est concrétisé à la laiterie Chagnon, à Waterloo. Lancé en 2009 et complété en 2012, il a permis à l'entreprise de parfaire sa technologie.

Car le rigoureux climat québécois n'empêche pas l'utilisation profitable de concentrateurs solaires. C'est la démonstration que fait le plus important projet de la courte histoire de l'entreprise, en cours de complétion cet automne à l'usine Cascades de Kingsey Falls.

Il comprend une vingtaine de rangées de miroirs, pour une surface totale de réflexion de 1490 m2 et une puissance de 800 kW. «Il n'y a jamais eu de projet solaire à cette échelle au Québec ni même au Canada», soutient Ludvig Bellehumeur.

Ce projet utilise pour la première fois le nouveau concentrateur parabolique S20, qui double la surface réfléchissante du modèle original. Il peut porter la température de son fluide caloporteur à 340 °C.

Une nouvelle avenue s'ouvre pour Rackam: dans le nouveau pavillon Alouette de l'UQAC, en cours de construction à Sept-Îles, les capteurs paraboliques sont couplés à un éjecto-compresseur - une espèce de réacteur qui fait le vide dans l'évaporateur d'une installation frigorifique. Ainsi, le système solaire thermique de Rackam sert aussi bien à chauffer pendant l'hiver qu'à climatiser pendant l'été.

Encore un paradoxe.




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer