Quel type d'investisseur êtes-vous?

Pour le planificateur financier Sylvain De Champlain, c'est... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Pour le planificateur financier Sylvain De Champlain, c'est en période de crise que se révèle ultimement la réelle tolérance au risque des investisseurs.

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Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

On ne «joue» pas en Bourse. On devient plutôt investisseur boursier. Et on comprend que les rendements ne sont pas toujours au rendez-vous. Nous avons demandé à trois spécialistes de nous tracer le portrait type de l'investisseur, mais aussi de sa tolérance au risque.

Connaître sa «vraie» nature

Dans la vie de tous les jours, tout comme dans le placement, on ne connaît pas sa «vraie nature» tant qu'on ne traverse pas une tempête.

«Quand les marchés chutent, observe le planificateur financier Sylvain De Champlain, président de la firme De Champlain Groupe financier, à Anjou, c'est là qu'on peut déterminer la tolérance au risque d'un investisseur.»

«On peut bien lui faire remplir des questionnaires pour connaître ses objectifs, dit-il, mais on ne peut pas toujours prévoir sa réaction dès que les marchés vacillent.»

Moins fortunés, plus frondeurs

Tous les investisseurs n'ont pas une parfaite connaissance de leurs forces et de leurs faiblesses, constate de son côté le conseiller en placement Jean-Yves Dupré, de Diversico Experts-conseils, à Brossard.

«Étonnamment, ce sont souvent les petits investisseurs qui sont souvent prêts à prendre les plus gros risques et qui s'attendent à faire du rendement le plus vite possible», note-t-il.

«Par contre, ceux qui ont de plus fortes sommes à placer sont plus exigeants, ajoute-t-il. Ils ne veulent pas le perdre à cause d'une mauvaise décision.» Mais le risque, en matière d'investissement, c'est une affaire qui concerne à la fois le conseiller et le client.

«Si on me demande du rendement à tout prix, explique Jean-Yves Dupré, je propose à mon client de signer un document dans lequel il accepte de me libérer de mes responsabilités. Très souvent, le client se ravise et écoute mes conseils!»

Avoir la capacité d'investir

Investir, c'est bien. Encore faut-il en avoir les moyens, souligne Éric Lebel, comptable agréé et syndic chez Raymond Chabot Grant Thornton, à Montréal.

«On devrait d'abord avoir la capacité financière d'investir avant de donner rendez-vous à son courtier, insiste le conseiller en redressement financier. Ça s'impose. Il est important de faire son budget pour voir comment, et à quelle hauteur, on peut investir sans déséquilibrer ses finances personnelles.»

Une autre question, fondamentale, se pose: est-ce qu'on a véritablement les moyens d'investir une partie de ses économies? demande-t-il. «Il ne faut pas tout mettre au même endroit, et se garder une marge de manoeuvre peut nous éviter des ennuis.»




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