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Laval

Priorité absolue à la mobilité

« Laval connaît désormais les mêmes enjeux que Montréal... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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« Laval connaît désormais les mêmes enjeux que Montréal en matière de congestion automobile », estime Sylvain Savage, directeur du bureau d'affaires Grand Montréal à Développement économique Canada (DEC).

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

STÉPHANE CHAMPAGNE
La Presse

Tous les indicateurs économiques « sont au vert », affirment les responsables de Développement économique Laval. Or, malgré ses nombreux atouts (population jeune, investissements privés records, économie diversifiée, etc.), Laval doit absolument régler son problème de mobilité s'il souhaite continuer à prospérer en attirant travailleurs et nouvelles entreprises.

« La mobilité est une entrave au développement de Laval, explique Sylvain Savage, directeur du bureau d'affaires Grand Montréal à Développement économique Canada (DEC). Laval connaît désormais les mêmes enjeux que Montréal en matière de congestion automobile. Elle mise donc beaucoup sur le nouveau REM et sur le parachèvement de l'autoroute 19. D'ici là, il y aura la réfection du pont Pie-IX, ce qui n'aidera pas à améliorer la situation. »

Cela dit, l'économie de Laval se porte bien. Selon Desjardins, le PIB de Laval devrait atteindre 17,2 milliards en 2019, en hausse de 3,9 %. En 2018, la valeur des permis de construction a crû de 42 %, pour un total de 533 millions. Et les dépenses en immobilisations privées, en hausse de 31,5 %, sont à un sommet historique, à 542 millions.

« Nos entreprises investissent comme jamais », soutient Marc Tremblay, directeur général adjoint de Développement économique Laval.

« L'autre bonne nouvelle est que nous sommes assis sur un bon bassin d'emplois. La menace de pénurie de main-d'oeuvre est moins forte à Laval qu'ailleurs. »

- Marc Tremblay, de Développement économique Laval

Laval doit néanmoins faire face à un enjeu de taille, reconnaît Marc Tremblay. La ville de 450 000 habitants doit à tout prix améliorer la mobilité des résidants, des travailleurs et des marchandises sur son territoire.

Une « vision commune »

Dans la foulée, Laval a mis sur pied l'an dernier le Forum sur la mobilité. Fruit d'un consensus entre 19 maires, une « vision commune » a été présentée. Elle donne la priorité à quelques solutions auxquelles le gouvernement devra rapidement consacrer les investissements nécessaires.

La mise en place d'un réseau de voies réservées sur les autoroutes 13, 15, 19 et 25 et sur certains tronçons des autoroutes 640 et 440 sont à l'ordre du jour. Sont également proposés : l'ajout d'un mode de transport lourd dans le secteur densément peuplé de Chomedey, dont des stations de métro ou un prolongement du REM et le parachèvement de l'autoroute 19 jusqu'à la 640 et de l'autoroute 13 jusqu'à la 50 avec des aménagements pour les transports collectifs.

Innovation

Parmi les autres enjeux économiques à Laval : les études supérieures et le virage 4.0 des entreprises.

Laval veut augmenter le nombre de campus universitaires sur son territoire. Bonne nouvelle : le collège Montmorency et l'Université du Québec à Montréal investissent actuellement 40 millions, notamment dans l'ajout de 13 nouvelles salles pour des cours de jour et de soir, entre autres en administration.

Mais Laval a encore du chemin à faire : la Ville ne possède toujours pas de centre collégial de transfert de technologie (CCTT). Le Québec compte 59 CCTT spécialisés en innovation et en amélioration de la productivité.

Quant au virage 4.0 de ses entreprises, Laval tire son épingle du jeu. Le mégacentre de distribution ultramoderne de Structube (investissement de 80 millions) est souvent cité en exemple. Mais Laval compte également un nombre croissant d'entreprises s'inscrivant dans la nouvelle révolution industrielle.

Du lot, Omnirobotics se démarque. L'entreprise a conçu un robot intelligent capable de peindre à peu près n'importe quelle pièce industrielle. « Juste en Amérique du Nord, il y a entre 1500 et 2500 entreprises qui opèrent des ateliers industriels de peinture fonctionnant 16 heures par jour. Le potentiel est là », explique François Simard, président et chef de la direction.




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