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Du laboratoire au marché

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Marie-Ève Ducharme, PDG de Nüvü Caméras, et Olivier Daigle, associé et vice-président de la recherche-développement

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Didier Bert
La Presse

Chaque année, des travaux universitaires se concrétisent sous la forme de création d'entreprises. Certaines d'entre elles parviennent même à afficher des ambitions internationales...

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Joël Sirois, président de BioIntelligence Technologies, a recruté quatre diplômés de l'Université de Sherbrooke, où il enseigne lui-même. La firme a remporté le premier prix de la catégorie Innovations technologique et technique lors du dernier Concours québécois en entrepreneuriat.

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NÜVÜ CAMÉRAS ACCÉLÈRE SA CADENCE DE PRODUCTION

Cette entreprise lancée en avril 2010 a réussi à mettre au point des caméras ultrasensibles, capables d'aider autant la NASA que des chirurgiens. L'aventure a démarré sur le campus de Polytechnique Montréal, quand Olivier Daigle - aujourd'hui associé et vice-président de la recherche-développement - a inventé une technologie d'imagerie basée sur le comptage de photons, alors qu'il était au doctorat en astrophysique.

« Les équipes médicales utilisent des biomarqueurs lumineux sur les cellules cancéreuses, explique Marie-Ève Ducharme, PDG de Nüvü Caméras.

« Notre caméra peut alors détecter chaque cellule cancéreuse, et le chirurgien peut ainsi enlever tous les tissus concernés pour éviter les récidives, mais en évitant de retirer du tissu sain. » 

L'analyse en temps réel permet d'augmenter l'efficacité de l'intervention chirurgicale, notamment dans le cas des cancers du cerveau, pour lesquels il est essentiel de limiter la durée d'ouverture de la boîte crânienne.

Après cinq ans passés dans l'incubateur de Polytechnique Montréal, la quinzaine d'employés de Nüvü Caméras s'apprête à déménager au Carrefour d'innovation INGO, sur le site de l'ancienne brasserie Dow, à l'angle des rues Peel et de Notre-Dame, à Montréal.

Le prochain défi de l'entreprise sera de raccourcir le délai de production unitaire de ses caméras, en le ramenant de plusieurs semaines à un seul jour. « Aujourd'hui, le gros défi est de parvenir à honorer les demandes », précise Marie-Ève Ducharme.

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Joël Sirois, président de BioIntelligence Technologies, a recruté quatre diplômés de l'Université de Sherbrooke, où il enseigne lui-même. La firme a remporté le premier prix de la catégorie Innovations technologique et technique lors du dernier Concours québécois en entrepreneuriat.

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BIOINTELLIGENCE TECHNOLOGIES SE POINTE EN EUROPE

Cette entreprise dérivée de la recherche de l'Université de Sherbrooke a mis au point des instruments pour surveiller et analyser en temps réel les performances des biotechnologies. L'enjeu est de taille pour les industriels, de plus en plus nombreux, qui ont recours à la production biologique pour fabriquer des cosmétiques et des aliments.

Créée en septembre 2014, BioIntelligence Technologies est en train d'achever une ronde de financement de 1 million de dollars. Cette nouvelle arrivée de fonds est destinée à aller présenter et commercialiser ses produits en Europe. 

« Initialement, le marché américain était notre première cible, mais l'Europe est déjà prête pour notre technologie, affirme Joël Sirois, président de BioIntelligence Technologies. La demande est très soutenue en Europe, où les clients potentiels nous demandent des démonstrations. »

Outre Joël Sirois, qui est aussi professeur au département de génie chimique et de génie biotechnologique de l'Université de Sherbrooke, l'entreprise emploie quatre ingénieurs eux-mêmes issus de l'université estrienne. « Nous démontrons que ce travail universitaire est rentable pour la société, à travers sa valeur économique, la création d'emplois de haut niveau et l'innovation continue en partenariat avec l'université », souligne Joël Sirois.

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Les ingénieurs de procédés peuvent retrouver des pièces semblables à leur esquisse, et éviter ainsi de recommencer la conception de zéro.

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L3D SÉMANTIX VISE LA CROISSANCE

Comment trouver une pièce dont on ne connaît pas le nom ? L'entreprise 3D Sémantix, essaimée de l'École de technologie supérieure de Montréal (ETS), a élaboré un moteur de recherche basé sur la géométrie, qui répond à cette question.

Cet outil, appelé 3DPartFinder, aide des firmes comme Boeing à rechercher des pièces précises dans leurs bases de données. « La recherche par la forme est beaucoup plus performante, assure Alain Coulombe, président de 3D Sémantix. Et cela permet à des firmes d'éviter de se lancer dans la conception de pièces qu'elles avaient déjà créées ! » En plus de Boeing, 3D Sémantix a convaincu MDA, Reebok, les Forces armées canadiennes et plusieurs PME spécialisées dans l'échange interentreprises du secteur de la mécanique.

Le moteur de recherche 3DPartFinder est aussi rapide que Google, poursuit M. Coulombe, qui souligne l'importance de ne pas recréer des pièces existantes, surtout dans les entreprises désireuses d'accélérer le développement de leurs produits.

Lancée en 2011, l'entreprise de 10 employés ambitionne désormais d'étendre sa recherche de pièces sur l'ensemble de l'internet. Pour cela, 3D Sémantix pourrait même s'ouvrir pour la première fois à des investisseurs extérieurs. « Nous avons franchi l'étape de l'incertitude du début de vie d'une jeune pousse, précise M. Coulombe. Nous passons en mode croissance. »

LASERAX VISE L'ALUMINIUM AMÉRICAIN

Cette entreprise dérivée de recherches du Centre d'optique, photonique et laser (COPL) de l'Université Laval vient de conclure une ronde de financement de 1,2 million de dollars. Déjà présente dans de nombreuses alumineries canadiennes, Laserax fabrique des équipements de marquage, découpage et soudure des matériaux au laser.

C'est qu'après cinq ans d'existence, cette firme de sept employés veut faire des États-Unis son premier marché. « Notre stratégie est basée sur les alumineries et sur les transformateurs de l'aluminium », explique Xavier Godmaire, président de Laserax, interrogé par téléphone alors qu'il se trouvait dans un salon à Indianapolis.

Dans les alumineries, comme dans les industries utilisatrices de lingots d'aluminium (nucléaire, automobile, médical), la traçabilité est devenue un enjeu primordial. « Chaque industriel doit pouvoir garder une trace des alliages utilisés, explique Xavier Godmaire. Et cela facilite le stockage et la préparation des commandes. »

L'atout de Laserax est d'être capable d'utiliser le laser dans des environnements industriels exigeants, là où habituellement les outils optiques craignent la chaleur et la poussière. Or, la technologie laser se prête bien à la gravure de matériaux. « Le marquage demeure visible quoi qu'il arrive, et en haute définition ! », précise M. Godmaire.




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