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Portfolio  Exploration minière

800 millions pour le secteur minier

Iya Touré (à droite) est vice-président au développement... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Iya Touré (à droite) est vice-président au développement des affaires chez Ressources Québec, alors qu'Amyot Choquette en est le directeur principal des investissements.

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François Riverin

Collaboration spéciale

La Presse

En plein marasme du marché des métaux, le lancement du fonds Capital Mines Hydrocarbures (CMH) arrive à point nommé pour faciliter le financement des projets miniers avancés.

Ressources Québec (RQ), une filiale d'Investissement Québec, sera le gestionnaire de CMH. Le fonds disposera de 1 milliard de capital, dont 800 millions pour le secteur minier, incluant 500 millions pour des projets situés dans le Grand Nord et 200 millions pour la réalisation d'études de faisabilité et de préfaisabilité.

Les 200 millions restants seront alloués aux projets d'hydrocarbure au Québec. La valeur des investissements dans CMH atteint présentement 200 millions, dont 100 millions pour Diamants Stornoway.

« Les projets miniers devront avoir passé au minimum l'étape de l'étude économique préliminaire et offrir une bonne perspective de rentabilité, dit Iya Touré, vice-président au développement des affaires de Ressources Québec. De façon générale, nous ne dépasserons pas le seuil de 50 % des projets. »

Amyot Choquette, directeur principal des investissements, n'écarte pas l'usage des contrats de vente de métaux à terme (stream), comme ce fut le cas pour Diamants Stornoway, pour réaliser des financements importants. Toutefois, ces contrats d'achats de métaux à terme comportent des avantages et des inconvénients.

« Les entreprises ont plus de difficultés à trouver du financement. Les formules des redevances et des contrats de vente de métaux à terme peuvent être utiles dans certains dossiers, mais doivent être étudiées au cas par cas. »

- Amyot Choquette, directeur principal des investissements chez Ressources Québec

Ressources Québec et Capital Mines Hydrocarbures ont la mission d'investir dans les hydrocarbures. Or, le Québec veut se donner un objectif très contraignant quant à l'émission des gaz à effet de serre. Le sort en est-il jeté pour l'industrie pétrolière du Québec?

« Trois ministères sont impliqués dans les décisions: celui des Finances, de l'Environnement et le ministère des Ressources naturelles du Québec. À la fin de la journée, il nous faut le feu vert de ces ministères et du comité des priorités pour aller de l'avant », souligne M. Touré.

Quant à la filière des terres rares, et en particulier celle du lithium, Ressources Québec ne jette pas l'éponge, en dépit de l'échec de Québec Lithium dans laquelle Investissement Québec a investi. L'entreprise n'a jamais pu livrer son produit en continu pour le faire tester par les acheteurs et elle a connu des problèmes financiers.

Les deux dirigeants croient encore aux perspectives du marché du lithium, même s'ils reconnaissent que les coûts d'exploitation ici sont plus élevés que ceux des immenses gisements de lithium de la Bolivie et de l'Argentine. Selon eux, le défi, dans ce secteur, c'est d'atteindre une pureté élevée et d'avoir un montage financier qui se tient.

Ressources Québec examine la possibilité d'investir dans le projet d'usine pilote de Nemaska Lithium avec des partenaires privés.




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