Source ID:95c47c1f-6ab2-4c4a-9c44-9f55a16f16ea; App Source:alfamedia

Croissance « inorganique » pour Stablex

Stablex a commencé à traiter des déchets dangereux... (Photo fournie par Stablex)

Agrandir

Stablex a commencé à traiter des déchets dangereux en 1983 dans le parc industriel de la Seigneurie, à Blainville.

Photo fournie par Stablex

Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

Stablex souhaite traiter environ 25 % plus de résidus inorganiques à son usine de Blainville, a appris La Presse.

Toutefois, avant de hausser la capacité de son site de placement - les volumes passeraient de 175 000 à 225 000 tonnes métriques par année -, l'entreprise devra recevoir l'autorisation du ministère de l'Environnement du Québec.

« Nous venons de transmettre notre demande au Ministère, confirme Guy Thibault, vice-président et directeur général de Stablex. Nous prévoyons rencontrer leurs fonctionnaires le 15 octobre. »

Les détails entourant cette requête restent à être précisés, mais il est acquis que l'augmentation de la « capacité de réception » augmentera le va-et-vient des camions dans le voisinage.

« Nous sommes une industrie très règlementée et nous allons nous plier aux exigences du Ministère, fait valoir le haut dirigeant. Une étude environnementale sera réalisée et complétée au début de 2016. »

Selon les calculs réalisés par Stablex, la capacité de réception, sur les terrains argileux sur une profondeur de 25 mètres, passera de 875 000 tonnes métriques, actuellement, à 1,125 million de tonnes métriques, dans cinq ans.

Ce sont là des volumes imposants, mais Guy Thibault se dit « très confiant d'obtenir les autorisations requises ».

« C'est la troisième demande que nous formulons en 30 ans pour hausser nos volumes sur notre site de placement, soulève-t-il, et chaque fois, tout se déroule sans problème. »

« PAS UNE USINE DE BISCUITS »

Le vice-président se dit conscient, néanmoins, qu'une telle requête doit se faire « dans la transparence et la plus grande ouverture possible » à l'égard de la municipalité et au sein de la population.

« Nous ne sommes pas une usine de biscuits, donne-t-il en image. On traite des déchets dangereux. »

Il insiste sur le travail de consultation mené par deux comités regroupant à la fois le « voisinage résidentiel et industriel », les dirigeants municipaux et le ministère de l'Environnement, et qui se réunissent à une dizaine de reprises annuellement.

Mais pourquoi hausser la capacité de disposition des résidus ? « Il y a une plus grande prise de conscience face aux enjeux environnementaux, répond Guy Thibault. Les gouvernements exigent désormais que les usines désaffectées soient décontaminées non pas sur les sites mêmes, mais dans des usines de traitement spécialisées. »

L'ÉCHANGEUR TURCOT

Il rappelle que pas moins de 5000 sites contaminés figurent au registre du ministère de l'Environnement. « Cela signifie qu'il y a du travail à faire de ce côté », soumet-il.

À titre d'exemple, les résidus des terrains industriels de l'échangeur Turcot ont commencé à être acheminés à Blainville. « Nous faisons partie de ceux qui ont obtenu des contrats, indique le vice-président et directeur général. Les camions viennent y livrer leurs chargements. »

STABLEX EN BREF

Provenance des clients 

QUÉBEC : 50 %

NORD-EST DES ÉTATS-UNIS : 35 %

ONTARIO ET MARITIMES : 15 %

Stablex, propriété depuis cinq ans du géant américain US Ecology, emploie 160 personnes à Blainville (des chimistes, ingénieurs, opérateurs).

Mission : solidifier les résidus industriels inorganiques et les sols contaminés pour ensuite les placer à l'abri des éléments naturels dans un site sécuritaire.




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer