Saint-Hyacinthe est reconnu pour son industrie agroalimentaire, mais ça bouge aussi dans d’autres secteurs. Les entreprises de la région ont investi près de 200 millions de dollars en 2018 dans les secteurs commercial, industriel et touristique. Trois d’entre elles nous parlent de leurs projets.

Emilie Laperrière Emilie Laperrière
Collaboration spéciale

Un centre de recherche et d’excellence Fruit d’Or

Le producteur et transformateur de canneberges et de bleuets Fruit d’Or ouvrira d’ici la fin du mois de mai 2020 un centre de recherche et d’excellence pour ses trois divisions (Patience Fruit & Co, nutraceutique et industriel).

L’entreprise a loué des locaux dans le parc technologique La Cité de la biotechnologie où l’équipement sera progressivement installé. « On a déjà une petite équipe en place et on se retrouvera rapidement avec une douzaine d’employés », souligne le président Sylvain Dufour. L’espace de 3500 pieds carrés comptera notamment une usine pilote à petite échelle.

PHOTO FOURNIE PAR FRUIT D’OR

Un appareil de transformation de la canneberge de l’entreprise Fruit d’Or

Le dirigeant espère d’ailleurs investir plus en recherche et développement dans les prochaines années. « C’est pour ça qu’on se dote d’un outil à la fine pointe de la technologie, tout près des centres de recherche d’Agriculture Canada et Québec. Ça nous permettra de faire des essais en laboratoire en disposant de tous les équipements à proximité. »

Il s’agit d’un investissement d’environ 1 million de dollars.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

Plusieurs plans pour Bectrol

Après avoir investi dans sa croissance au cours des dernières années, notamment en ajoutant 8000 pieds carrés à sa bâtisse, Bectrol souhaite explorer de nouvelles avenues.

L’entreprise spécialisée dans la production de panneaux de contrôle industriels depuis sa fondation en 1979 a obtenu beaucoup de visibilité lorsqu’elle a mis la main sur le contrat de fabrication des bornes de recharge rapide pour Téo Taxi, à Montréal.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

L’usine Bectrol, à Saint-Hyacinthe 

L’entreprise de 70 employés est également impliquée dans la stratégie d’électrification des transports du gouvernement. « On est beaucoup dans les infrastructures de recharge, dans l’alimentation des bornes, explique le président Sylvain Benoit. L’année 2020 sera surtout celle des projets commerciaux pour Bectrol, notamment les immeubles locatifs et les tours de bureaux.

« À plus long terme, on voudrait travailler avec des entreprises de livraison. Dans les prochains 12 à 18 mois, on collaborera aussi avec des manufacturiers d’autobus électriques pour des contrats municipaux. »

Une nouvelle usine pour Jefo

L’entreprise maskoutaine Jefo, spécialisée en suppléments pour nutrition animale, construira une deuxième usine d’environ 200 000 pieds carrés afin de développer son potentiel à l’international.

PHOTO FOURNIE PAR JEFO

« Notre usine actuelle produit à 75 % de sa capacité. Si on veut passer à la prochaine étape, il faut se doter d’équipements », explique Jean-François Fontaine. Le vice-président admet que l’idée de bâtir les nouvelles installations à l’extérieur du pays était alléchante, mais le groupe familial a préféré rester à la maison.

« On espère démarrer le projet le plus tôt possible, en construisant la coquille du bâtiment. On fera ensuite l’implantation de la première des six lignes de fabrication », ajoute-t-il. Tout devrait être complété à la mi-2022.

Jefo compte y développer de nouveaux produits. « On se rapproche du pharmaceutique. Si on veut aller dans les produits de santé vétérinaire, on aura les équipements en conséquence. » La multinationale investit entre 25 et 35 millions pour concrétiser ce projet.