Isabelle Gauthier-Brancoli a seulement 30 ans, mais elle compte déjà plus de deux décennies de philanthropie à son actif. Aujourd’hui coprésidente du Cercle des jeunes philanthropes du Musée des beaux-arts de Montréal, elle a toujours senti que donner aux autres lui offrait une meilleure qualité de vie.

Samuel Larochelle Samuel Larochelle
Collaboration spéciale

Jamais elle n’a senti l’obligation de s’impliquer. « C’est naturel pour moi, et j’ai énormément de plaisir à le faire, dit-elle. Ça a toujours fait partie de mon équilibre. »

Le jour où je n’aurai aucune implication dans ma vie, je vais me sentir un peu perdue. Je veux améliorer le sort de la société.

Isabelle Gauthier-Brancoli

Elle n’avait peut-être pas des explications aussi éloquentes quand elle était enfant, mais son besoin d’aider est apparu très tôt. « Au primaire, j’ai commencé mon bénévolat dans plusieurs organismes liés à la jeunesse ou aux gens défavorisés. Je classais des vêtements à donner, j’aidais les adolescentes enceintes dans le besoin et je participais à l’organisation de soupers-bénéfice pour le Club optimiste. »

Ses gestes altruistes se sont poursuivis au secondaire, au cégep et dans sa vie professionnelle. Devenue avocate et directrice d’unité en responsabilité civile chez Impact Assurance, elle continue de donner de son temps. « Je consacre au moins de cinq à dix heures par semaine à l’implication sociale, et parfois plus en période événementielle pour le Cercle. »

Une implication formatrice

Le Cercle dont elle parle est celui des jeunes philanthropes du Musée des beaux-arts de Montréal, auquel elle s’est jointe il y a cinq ans. Après avoir été membre et vice-présidente d’un comité, elle est devenue coprésidente, un rôle qui consiste à gérer l’organisation dans sa globalité. « J’assiste à la majorité des rencontres des comités des vice-présidents avec leurs membres, explique-t-elle. Je cherche des partenaires financiers ou de biens et services pour nos événements. Je participe aussi aux réunions du conseil d’administration de la Fondation du musée. »

Après s’être investie dans d’innombrables domaines, Mme Gauthier-Brancoli a choisi de se consacrer au monde des arts.

Même si je suis une personne très analytique, j’ai toujours eu un côté artistique très présent dans ma vie. J’ai fait du théâtre durant 10 ans et je fréquente souvent les musées. Je pense que l’art a une incidence positive sur mon bien-être et sur celui de beaucoup de gens.

Isabelle Gauthier-Brancoli

Elle croit aussi que le Cercle est une première porte d’entrée accessible dans le monde de la philanthropie. « Les coûts d’abonnement pour devenir membre sont adaptés aux jeunes professionnels : c’est 275 $ par personne. On donne aussi de notre temps et on se sent investi rapidement. »

Sur le point de conclure son mandat à la coprésidence, la jeune philanthrope compte poursuivre son implication auprès de la Fondation du Musée des beaux-arts au cours des prochaines années.