Les exportations québécoises représentent 48 % du produit intérieur brut (PIB) de la province, et le gouvernement Legault aimerait augmenter ce chiffre à 50 %. Il existe actuellement une vingtaine d’initiatives et programmes pour aider les entrepreneurs à se propulser à l’international. Tour d’horizon de nouvelles initiatives montréalaises.

Julie Roy Julie Roy
Collaboration spéciale

Un répertoire unique d’ici 2020

Actuellement, il n’existe pas de site internet recoupant tous les programmes existants. Cette cartographie des services devrait voir le jour en 2020. En attendant, les gens d’affaires peuvent se tourner vers les directions régionales du ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) ou encore vers les ORPEX (organismes régionaux de promotion des exportations). « Qu’elles soient débutantes, avancées ou expérimentées, les entreprises vont pouvoir y être aiguillées et connaître le programme le mieux adapté pour elles. Chaque initiative a sa raison d’être et des modalités différentes. Notre but est d’éviter aux entrepreneurs de perdre du temps », souligne Yves Lafortune, sous-ministre adjoint au commerce extérieur. Le principal programme du MEI est le PEX qui offre une aide financière ainsi que des conseils.

Une première pour Aplomb

Fruit du partenariat de la Ville de Montréal, de Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) et du cabinet-conseil Ascendis, Aplomb est une nouvelle initiative qui démarrera en décembre prochain. S’adressant à des entreprises dont les revenus dépassent les 5 millions, elle a pour objectif de les accompagner et de les former pour aller sur les marchés internationaux. Durant 12 mois, la cohorte d’une vingtaine d’entreprises aura des rencontres portant sur les aspects financiers, juridiques, culturels, marketing, etc. Six autres mois sont prévus pour la mise en œuvre du plan d’affaires. La période de recrutement est ouverte et Véronique Proulx, présidente-directrice de MEQ, précise que les manufacturiers sont bienvenus, mais aussi les entreprises d’autres secteurs comme les technologies de l’information (TI).

Cabinet Créatif pour la culture

Parce que la réalité des entreprises culturelles est différente, le Service du développement économique (SDE) de la Ville de Montréal a mis sur pied le Cabinet Créatif s’adressant spécialement à elles. Quelles soient du domaine de la mode, du théâtre, du jeu vidéo ou autres, le SDE aide ces entreprises, dont les revenus atteignent 1 million, à exporter leur créativité en réduisant les risques associés à leurs premières démarches à l’étranger. « On veut qu’elles deviennent les Moment Factory de demain », dit Géraldine Martin, directrice de l’entrepreneuriat du SDE. Se déroulant sur 12 mois, l’initiative, qui en est à sa deuxième année, accompagnera cette fois 20 entreprises. Le recrutement est en cours et se termine le 25 octobre prochain.

Le PAC

Le Programme d’accélération du commerce international (PAC) est offert dans les principales grandes villes canadiennes. Au Québec, le gouvernement souhaite, par cette initiative, aider 360 PME à exporter vers de nouveaux marchés. Depuis 2018, c’est la Chambre de commerce du Montréal métropolitain qui offre ce programme dans la métropole. Fonctionnant sur le principe de cohortes comprenant 15 entreprises de tous les secteurs, le PAC a comme principal avantage de durer six semaines. Au cours de cette période, les entrepreneurs ont quatre rencontres durant lesquelles ils suivent des formations concernant le commerce international, obtiennent du mentorat et créent leur plan d’affaires à l’exportation. La cohorte actuelle compte 18 entreprises.