Le Québec devrait suivre la voie du transport électrique pour faire de nouvelles percées sur le marché européen, propose le directeur général de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), Robert Laplante.

YVON LAPRADE, COLLABORATION SPÉCIALE LA PRESSE

«C'est la voie à suivre, fait-il valoir, si nous voulons pomper la valeur de nos exportations manufacturières. Ce serait une formidable poussée de croissance pour nos entreprises exportatrices qui évoluent dans les transports. Nous sommes en mesure, au Québec, de proposer des solutions pour favoriser l'électrification des transports».

L'IRÉC vient d'ailleurs de rédiger une étude sur le dossier de l'électrification des transports où il propose diverses avenues de solutions au gouvernement québécois de Pauline Marois. L'Institut croit qu'il y a là un énorme potentiel et qu'il suffit de regrouper toutes les forces dans ce secteur pour créer de l'emploi et stimuler les investissements.

L'économiste maintient que le Québec, qui demeure une «petite économie», a avantage à «miser sur ses forces» et à définir ses objectifs de développement industriel.

«L'électrification des transports, c'est une tendance lourde. Nous parlons de réduire notre consommation de pétrole et de réduire les gaz à effet de serre (GES). Nous sommes présents sur les marchés étrangers (avec Bombardier Transport). Nous avons l'expertise. Il faudrait passer à l'autre étape et développer notre savoir-faire dans l'électrification des transports», insiste-t-il.

Robert Laplante constate que les nouvelles politiques industrielles, dans le monde, mettent de l'avant des politiques intégrées qui font appel aux talents de joueurs internationaux. «Nous pouvons prendre notre place, mais encore faut-il que le gouvernement (du Québec) saisisse le message», ajoute-t-il.

Il aimerait par ailleurs que le Québec lance une grande corvée de l'électrification des transports pour créer des emplois localement, et plus tard sur le continent européen.