Le producteur et distributeur québécois Confiserie Régal vient d’acquérir la firme ontarienne Kisko Products, fabricant des sucettes glacées Mr. Freeze. Curieuse idée en janvier, mais il faut être prévoyant.

Publié le 10 janvier
Marc Tison
Marc Tison La Presse

« J’ai à peu près 50 % de mon chiffre d’affaires dans la confiserie qui se fait dans les produits saisonniers : Halloween, Noël, Saint-Valentin, Pâques », explique le président et chef de la direction de Confiserie Régal, Hani Basile. « Avec Kisko, on vient se positionner comme un fournisseur important dans le printemps-été. »

Kisko Products, fondée en Jamaïque en 1968 puis installée au Canada en 1975, s’est spécialisée dans la production de sucettes glacées sous licence ou sous ses propres marques, dont la plus connue est Mr. Freeze.

Pour sa part fondée en 1962, Régal avait déjà représenté Mr. Freeze au Canada, avant que la marque soit achetée par Hershey, qui l’a ensuite cédée à Kisko. « Et aujourd’hui, ça me revient ! », constate Hani Basile.

Il s’agit d’une seconde transaction d’importance en trois mois. En novembre 2021, Régal avait annoncé l’acquisition de Tosuta International, un importateur et distributeur de bonbons, pastilles pour la gorge et chocolats établi dans la région de Vancouver.

Un plan

La nouvelle transaction a été soutenue par la société canadienne d’investissement privé Clearspring Capital Partners, qui avait acquis en octobre 2020 une participation majoritaire dans Confiserie Régal, jusqu’alors détenue par trois actionnaires principaux. « Naturellement, une société de capital-risque n’est pas juste intéressée à une vache à lait, souligne Hani Basile. Il faut avoir un plan de croissance. »

Ce plan s’est articulé sur quatre axes : une croissance organique dans la confiserie, une croissance accélérée chez Chocolat Jean-Talon, une croissance accélérée aussi dans sa division de produits gourmets et, enfin, une croissance par acquisitions. « J’ai fait deux acquisitions en très peu de temps, et ce n’était pas nécessairement volontaire, exprime le président. On saisit les opportunités quand elles se présentent. »

Il s’agit maintenant de les digérer. « Kisko est pour moi une transaction d’envergure, et donc un peu trop large pour essayer d’intégrer ça dans les opérations de Régal, poursuit-il. Pour l’instant, nous allons garder les choses séparées et distinctes, jusqu’à ce qu’on soit capables de bien évaluer la situation. »

L’acquisition des sucettes glacées de Kisko ouvre cependant la porte du réfrigérateur américain. « Ils sont déjà installés en partie aux États-Unis, où on fait également des ventes. Nos réseaux ne sont pas les mêmes. De ce côté, il y a peut-être moyen de fusionner ou de trouver des stratégies de synergie. Oui, il y aura certainement un plan de croissance et de concentration aux États-Unis. »

À court terme, la nouvelle acquisition aura cependant peu de répercussions au Québec, où Confiserie Régal concentre plus de 60 % de ses quelque 300 emplois (avant l’ajout des 110 de Kisko), en bonne partie saisonniers.

Outre son siège social lavallois et l’usine montréalaise de Chocolat Jean-Talon, Confiserie Régal a installé au Québec sa division de conditionnement à forfait (co-packing), qui offre également des services de conception d’emballage. « Tout ça se fait au Québec. Si Kisko a besoin de ce genre de services, on sera capables de les aider. »

Hani Basile avait pris la tête de Confiserie Régal en octobre 2013. « Quand je suis arrivé dans l’entreprise, elle connaissait certaines difficultés, causées principalement par le départ de Zellers, l’arrivée de Target qui a échoué, et la devise qui était alors à parité, relate-t-il. On a mis en place un plan de redressement, qui a pris à peu près deux ans. »

Les Pêcheries Marinard dans les filets d’une entreprise terre-neuvienne

PHOTO JACQUES GRATTON, FOURNIE PAR DALEY SEAFOODS

Les Pêcheries Marinard ont été acquises par Daley Seafoods.

Les Pêcheries Marinard, qui emploient plus de 150 personnes dans leur usine de transformation de crevettes nordiques de Rivière-au-Renard, au nord de Gaspé, ont été acquises par l’entreprise terre-neuvienne Daley Seafoods. En ajoutant l’usine de Rivière-au-Renard à l’usine de transformation qu’elle détenait déjà à Baie-Trinité, Daley Seafoods soutient avoir désormais les moyens de mettre en œuvre un plan de développement stratégique qui lui permettra de commercialiser davantage de produits en Amérique du Nord et sur les marchés internationaux. Whitecap International Seafood Exporters, une entreprise de Terre-Neuve elle-même détenue par la danoise Sirena, avait acquis 50 % du capital-actions des Pêcheries Marinard en 2015. Elle maintiendra son rôle de distributeur exclusif de crevettes nordiques pour l’entreprise gaspésienne. Modernisées depuis 2009, les installations en partie automatisées des Pêcheries Marinard lui permettent de produire jusqu’à 15 millions de livres de crevettes par saison. L’entreprise, qui a déjà compté 250 employés, distribue ses produits sur les marchés canadien, américain et européen.

Un autre fauteuil de jeu haptique pour D-BOX

IMAGE FOURNIE PAR D-BOX

D-BOX s’est associée à l’entreprise américaine Razer pour mettre au point son premier fauteuil de jeu.

D-BOX assoit encore davantage sa réputation. L’entreprise américaine Razer s’est associée à D-BOX pour mettre au point son premier fauteuil de jeu doté de la technologie haute fidélité haptique de la firme québécoise. Avec ses complexes effets de vibration, le fauteuil HyperSense Enki Pro de Razer crée une rétroaction tactile et sensorielle immersive pour mieux plonger celui qui y a calé son postérieur dans les films et jeux qui s’animent sous ses yeux. D-BOX, dont le siège est à Longueuil, se spécialise dans les technologies dites « haptiques » – la création de sensations par vibrations, mouvements et textures. Déjà en juillet 2021, D-BOX et le fabricant Cooler Master avaient annoncé le lancement du premier fauteuil de jeu haptique au monde. Le prototype du nouveau fauteuil de Razer a été présenté au Consumer Electronics Show, tenu au début de janvier à Las Vegas. Un dossier à suivre, bien sûr.

PayFacto gobe iShopFood et élargit son menu

L’appétit vient en mangeant, dit le dicton. Après avoir gobé les solutions de gestion de la restauration Maitre’D et Veloce en 2019, PayFacto vient d’élargir encore son menu de systèmes intégrés de paiement pour la restauration avec l’acquisition d’iShopFood, une entreprise québécoise spécialisée dans les solutions de prise de commandes. Cette transaction permet à PayFacto d’ajouter à sa carte des solutions de commande à la table, de commande en ligne, de borne de commande interactive et de paiement par code QR. L’entreprise montréalaise veut ainsi répondre aux besoins croissants de services de commande en ligne et de livraisons dans le secteur de la restauration, stimulés par la pandémie. Le président et chef de la direction de PayFacto, Martin Leroux, voit dans cette offre de services bonifiée un tremplin important vers de nouveaux marchés au Canada et aux États-Unis.

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Nombre de postes que Qualinet, spécialisée en intervention après sinistre, avait créés en urgence le 24 décembre dernier pour répondre à la demande de désinfection des établissements menacés par le variant Omicron. Le 30 décembre, 623 postes restaient à pourvoir, ce qui a incité son président, Éric Pichette, à lancer un nouvel appel pressant « à tous les gens disponibles au Québec, incluant les étudiants en congé ».