C’est une PME à surveiller de près. La petite entreprise longueuilloise uxpertise a lancé sa solution de surveillance des examens à distance, nommée uxpertise XP, et elle entend lui faire connaître le succès tant en Amérique du Nord qu’en Europe.

Marc Tison
Marc Tison La Presse

La plateforme s’adresse aussi bien aux entreprises et organismes qu’aux institutions d’enseignement.

« Ce qu’on veut, c’est contrôler et authentifier la personne, lui permettre, même à distance, de faire un examen sans se déplacer, et de s’assurer du résultat », résume Véronique Couturier, présidente de l’entreprise. « Il y a vraiment un grand engouement, actuellement. Les universités cherchent des solutions à cette problématique-là. »

Fondée en 2016 par Véronique Couturier et Nathalie Lessard, uxpertise se spécialise dans les solutions technologiques pour l’éducation et la formation, notamment à distance et en ligne. L’entreprise compte une quinzaine d’employés.

Son produit phare, le système de gestion des apprentissages uxpertise LMS, a été lancé dès la création de l’entreprise, sur la base des travaux d’une autre société que les deux femmes avaient fondée en 2010.

« Notre premier marché est au Québec, dit Mme Couturier. C’est ici qu’on a débuté. Mais on a également des clients en France, aux États-Unis et dans le reste du Canada. Et comme on est en croissance, on a de plus en plus de demandes qui viennent de l’extérieur aussi. »

Il faut admettre que la pandémie concourt à son succès.

Alors que le confinement a exacerbé les besoins de formation à distance, l’entreprise a doublé le nombre de ses clients en 2020.

Pourtant, elle s’était penchée sur une solution de surveillance des examens à distance avant l’apparition de la COVID-19.

« La pandémie a mis le projet en priorité », indique Martin Gagnon, chef de l’innovation et du développement stratégique chez uxpertise.

La solution au problème

Soutenue par une plateforme en ligne, l’application uxpertise XP est téléchargée par l’étudiant ou le candidat.

Elle restreint temporairement l’utilisation de logiciels non autorisés, empêche la navigation sur l’internet, désactive certaines touches du clavier, pour empêcher qu’un étudiant aussi créatif que rusé ne contourne les règles.

Celui-ci pourra entreprendre son examen après avoir été authentifié – prise de photo, carte d’identité, visionnement de la pièce dans laquelle il se trouve. « On entendait toutes sortes d’histoires de gens qui collaient une série de Post-it au plafond pour faire leur examen », rigole Martin Gagnon.

L’application filme et enregistre le candidat pendant le test avec la caméra de son ordinateur. Les bandes vidéo sont ensuite revues par un examinateur.

« Dans nos recherches en amont du projet, on a constaté que plusieurs concurrents misaient seulement sur la technologie pour détecter les fautes potentielles, explique Martin Gagnon. Ça a amené beaucoup de problèmes. On a pris plutôt le parti d’allier la technologie avec la révision humaine. »

La solution uxpertise XP est offerte en anglais et en français – « ce qui est peu ou pas disponible dans le secteur de la surveillance des examens », fait-il valoir. « Ce sont souvent de grandes entreprises américaines pour qui le marché francophone est plus que secondaire. »

La version française vise le Québec, mais également l’Europe francophone. « Ils sont eux aussi à la recherche de solutions offertes en français », commente Véronique Couturier.

Une version en espagnol est en cours de développement pour répondre aux demandes venues des régions hispanophones.

« On veut aller chercher le milieu éducationnel, ainsi que plusieurs organisations comme les ordres professionnels, qui ont ces besoins-là, formule la présidente. On veut aussi l’offrir de façon plus large à toute notre clientèle actuelle et future, aux États-Unis. »

Les ambitions pour uxpertise XP sont grandes. Il lui reste à réussir le test du marché.

Quand une firme de comparaison fait affaire avec Protégez-Vous

PHOTO FOURNIE PAR MILESOPEDIA

Jean-Maximilien Voisine a fondé en 2015 le site Milesopedia.com, voué à l’optimisation des cartes de crédit et des programmes de fidélisation aux fins de voyage.

Est-ce une consécration ? Une PME qui se spécialise dans les comparaisons a conclu un partenariat avec le magazine qui se spécialise dans les tests comparatifs. La firme montréalaise Milesopedia a produit avec Protégez-Vous un outil de sélection de cartes de crédit, accessible gratuitement sur le site du magazine. L’outil permet de filtrer la recherche en fonction de l’émetteur de la carte, du type de récompenses recherchées, des différents programmes de fidélité, des frais annuels, du revenu du détenteur, de la somme des achats portés chaque mois sur la carte, ainsi que des principales catégories de dépenses. Fondée en 2015 par Jean-Maximilien Voisine, arrivé de France en 2011, la plateforme Milesopedia.com s’est vouée dès le départ à l’optimisation des cartes de crédit et des programmes de fidélisation aux fins de voyage. Elle emploie maintenant une dizaine de personnes. Grâce à cette alliance avec Protégez-Vous, Milesopedia « entend asseoir sa place de leader au Canada sur les programmes de fidélité et les cartes de crédit ». On ne sait pas si Protégez-Vous va publier un test comparatif des outils de comparaison de cartes de crédit.

Testez l’outil

Pour soutenir les entreprises agricoles autochtones

Mieux vaut soutenir la croissance que semer la discorde. Gestion agricole du Canada (GAC), organisme voué à la production d’information sur la gestion agricole, vient de publier son rapport intitulé La voie à suivre – Soutenir les besoins en matière de gestion d’entreprise des producteurs autochtones. L’étude avait pour but de mieux comprendre et soutenir l’intérêt des nations autochtones envers l’agriculture. Elle s’est notamment appuyée sur une enquête nationale, des groupes de discussion et des entrevues avec des producteurs autochtones – Premières Nations, Inuits et Métis. Plus de la moitié étaient de l’ouest du pays, ce qui traduit leur répartition géographique. Le rapport identifie cinq avenues pour aider les exploitants autochtones : établir des relations durables avec leurs collectivités, mieux leur faire connaître les programmes agricoles dont ils peuvent bénéficier et leur en faciliter l’accès, améliorer leurs occasions d’apprentissage, élargir les services de soutien et renforcer la recherche et l’analyse sur les questions qui les touchent.

Un sommet pour Robin des bas : 50 000 paires données

Un pas à la fois, surtout confortablement chaussé… La petite entreprise Robin des bas vient d’atteindre un important jalon sur la route de la philanthropie : 50 000 paires de chaussettes données à des personnes dans le besoin, depuis sa fondation, il y a tout juste trois ans, le 18 septembre 2018. Frederic Laurence et Maxime Després avaient créé l’entreprise dans l’intention de donner une paire à des organismes de bienfaisance pour chaque paire vendue. On en conclut donc sans faux pas qu’elle a vendu 50 000 paires de chaussettes jusqu’à présent. Les chaussettes, sportives, urbaines ou, depuis peu, pour enfants, sont vendues en ligne et dans quelques boutiques. L’entreprise propose une cinquantaine de modèles, tous conçus au Canada, dont plusieurs par une jeune graphiste. Elles sont fabriquées aux Philippines par un manufacturier régi par un organisme international. « Ça nous a pris un an à trouver une usine avec des certifications », a indiqué Maxime Després.

Le chiffre

5160

C’était le nombre d’exploitants agricoles autochtones sur les 270 720 exploitants que comptait le Canada en 2016, selon une analyse publiée par Statistique Canada en 2019. Ils étaient en hausse de 53,7 % par rapport à 1996. De ce nombre, près de 4000 étaient métis.

Source : Statistique Canada