Armorteck pourra bientôt déboucher une bouteille – qui s’ajoutera un jour à sa production – pour célébrer l’ouverture à Magog de son usine de remorques en aluminium et en panneaux de plastique recyclé destinées au marché américain.

Marc Tison
Marc Tison La Presse

La nouvelle usine, dont la construction sera parachevée au retour des vacances, ouvrira ses portes en octobre.

La nouvelle remorque d’Armorteck, dotée d’un châssis en aluminium, est fermée par des panneaux laminés dont l’âme est une mousse de plastique produite avec des bouteilles de plastique recyclées.

« D’ici la fin de 2022, on espère produire 80 unités par semaine », informe Éric Perron, coactionnaire et directeur général d’Armorteck et d’Ideal Cargo, sa société sœur.

Objectif États-Unis

Le projet Armorteck a été lancé il y a un an et demi par Ideal Cargo, située à Saint-Valère, dans le Centre-du-Québec. L’entreprise de près de 90 employés fabrique de robustes remorques en acier galvanisé.

La fabrication d’une version sur châssis en aluminium a été confiée à Armorteck. « L’objectif de la création d’Armorteck est de mieux commercialiser aux États-Unis », indique Éric Perron.

L’usine de Magog est « à dix minutes de la frontière du Vermont. On a déjà un petit réseau de concessionnaires et de revendeurs ».

La plus légère, « c’est vrai »

Le site d’Armorteck soutient que sa remorque sur châssis en aluminium sera « la plus légère sur le marché nord-américain ».

« C’est vrai, confirme Éric Perron. Chez le groupe Ideal Cargo, on développe depuis deux ans une nouvelle recette pour fabriquer des panneaux en biocomposite. »

Son fournisseur recycle des bouteilles de plastique pour en faire des panneaux de mousse rigides. Ideal Cargo les transforme en panneaux composites en les plaçant en sandwich entre deux couches de fibres de verre.

« On a une lamineuse dans laquelle on a investi plus de 3 millions au cours des dernières années », ajoute le directeur général.

En 2022, toute la production de remorques avec châssis en acier galvanisé d’Ideal Cargo sera elle aussi convertie aux panneaux Green Edge.

« C’est quand même un projet très intéressant du fait que c’est à peu près 6500 bouteilles par remorque qu’on réussit à recycler, se réjouit Éric Perron. On a fait de gros efforts, on a accepté des marges un peu moins élevées pour donner un côté écologique à notre mission d’entreprise. »

Attirer les employés

Les illustrations de la nouvelle usine, conçue par la firme Bilodeau Baril Leeming, montrent une architecture soignée.

« On ne se le cachera pas, la pénurie de main-d’œuvre est l’enjeu de notre productivité, explique Éric Perron. On s’est dit qu’on essaierait de se démarquer un peu. On a de la robotique, des robots soudeurs, toute la chaîne de montage a été dessinée pour faciliter le travail de nos employés. On mise sur la qualité d’emploi. »

Armorteck veut engager 35 personnes d’ici octobre et vise un total de 75 employés d’ici la fin de 2022.

Son site d’embauche met d’ailleurs en exergue des témoignages d’employés de sa société sœur.

Fondée il y a un quart de siècle par Yves Bergeron et Nicole Thibodeau, Ideal Cargo est aujourd’hui détenue par leur fils Guillaume Bergeron, leur gendre Vincent Désilets et Éric Perron.

« Il y a une ambiance familiale, observe celui-ci. On essaie d’apporter à Magog le même esprit d’équipe que dans l’usine de Saint-Valère. »

Son neveu Patrick Caron, quatrième actionnaire chez Armorteck, « est en formation depuis un an comme superviseur et directeur de production à Saint-Valère pour comprendre notre atmosphère de travail ».

L’investissement de plus de 5 millions dans le quartier industriel de Magog est soutenu par une aide de 600 000 $ de Développement économique Canada, annoncée le 29 juin.

Une première vodka québécoise certifiée biologique

PHOTO PAPRIKA, FOURNIE PAR LA DISTILLERIE GRAND DÉRANGEMENT

Les trois visages de la nouvelle vodka biologique Petite Eau, par la Distillerie Grand Dérangement

Après le premier gin biologique, présenté en novembre 2020, la Distillerie Grand Dérangement récidive en lançant Petite Eau, la première vodka biologique du Québec. La bouteille a déjà atterri (en douceur) à la SAQ, sous la nouvelle classification Origine Québec, au prix de 45,25 $. La vodka Petite Eau est fabriquée avec des grains de maïs et d’orge cultivés à moins de dix kilomètres de la microdistillerie. Fondée fin 2017 à Saint-Jacques, dans Lanaudière, la Distillerie Grand Dérangement tire son nom des Acadiens qui se sont installés dans la région après la déportation de 1755, surnommant la région la Nouvelle-Acadie. Les diverses étiquettes de Petite Eau montrent des personnages d’époque, le visage barré par un cours d’eau, comme ceux que les Acadiens ont su mettre à profit lors de leur arrivée.

Québec distribue 5 millions aux sciences quantiques

C’est Noël pour les quantiques. Le gouvernement du Québec vient d’attribuer 5,2 millions pour soutenir la réalisation de 26 initiatives sélectionnées au terme de deux appels de projets d’innovation en technologies quantiques. La précision du montant exact a déjà des vertus quantiques : 5 240 052 $. Les investissements des projets retenus totalisent plus de 13,5 millions de dollars. « Les sciences quantiques, qui décrivent le comportement de la matière à l’échelle microscopique, permettent désormais de lire et de manipuler l’état de la matière et de la lumière à l’échelle subatomique », nous informe fort opportunément le communiqué. Les technologies quantiques qui en sont issues réalisent notamment des percées dans le calcul (ordinateurs quantiques), la détection (capteurs et senseurs), le cryptage et les matériaux. Un nouvel appel de projets d’innovation en technologies quantiques est en cours. Les entreprises intéressées doivent soumettre leur demande d’ici le 30 novembre 2021.

Consultez l’appel de projets d’innovation en technologies quantiques

Komutel lance de nouveaux essais

« Komutel annonce le début des essais du nouveau schéma NENA EIDO dans le cadre des essais NG canadiens avec la participation des PSAP. » Voici le titre qui coiffait leur communiqué. Essayons de le décoder. Située à Saint-Georges de Beauce, Komutel se spécialise dans le développement de solutions de communication 911. Les essais NG (New Generation) font référence aux normes de nouvelle génération NG 911, qui permettront d’effectuer des appels d’urgence de façon traditionnelle ainsi que sous forme de textes en temps réel (RTT). Le 13 juin dernier, le CRTC a donné jusqu’au 1er mars 2022 aux fournisseurs de réseaux NG 911 pour offrir ces services. Ils impliquent l’échange d’Emergency Incident Data Object (EIDO), des fichiers de données relatifs à un évènement d’urgence, qui doivent pouvoir être transmis d’un centre d’appels aux autres sans égard aux différences de systèmes. Les normes relatives à ces transferts sont édictées par la NENA (National Emergency Number Association). D’où NENA EIDO. Komutel est prête à faire les tests nécessaires en fournissant les outils appropriés aux centres de réception des appels d’urgence (en anglais PSAP, Public Safety Answering Point) du Canada.

87 %

Proportion de PME québécoises, en date du 24 juin, maintenant entièrement ouvertes, après les fermetures dues à la crise et au confinement. C’est la province qui montre les meilleurs résultats, la moyenne canadienne se situant à 73 %.

Source : Fédération canadienne de l’entreprise indépendante