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Velvet Moustache: les premiers pas vers la croissance

Majorie Labrèque-Lepage, designer et fondatrice de Velvet Moustache... (PHOTO Martin Chamberland, LA PRESSE)

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Majorie Labrèque-Lepage, designer et fondatrice de Velvet Moustache

PHOTO Martin Chamberland, LA PRESSE

Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

Une étagère remplie de peluches accueille les visiteurs. Devant, ordinateurs portatifs et machines à coudre se côtoient sur de grandes tables.

Bienvenue dans l'atelier de Velvet Moustache, le projet piloté par Majorie Labrèque-Lepage. C'est ici que la designer assemble ses « toutous pour adultes ». Le créneau dans lequel elle a choisi de faire sa marque dès 2007.

La jeune diplômée s'est alors lancée en affaires avec son conjoint en pilotant le tout de la maison. Monsieur se chargeait du site web ; madame, du design et de la conception de peluches faites de matières recyclées.

Petit à petit, on s'arrache les coussins de la microentreprise qui se fait notamment voir au One of a Kind Show de Toronto et au Salon des métiers d'art de Montréal.

Bientôt, la demande croît au même rythme que s'amenuise l'espace dans le bureau où sont stockés à la fois les produits finis et la matière première.

« C'est clair qu'en voyant les commandes augmenter, ça devenait impossible de travailler à partir de la maison. » - Majorie Labrèque-Lepage, designer et fondatrice de Velvet Moustache

En 2012, la jeune entrepreneure est contrainte de louer un local. Ce qu'elle fait avant de déménager une deuxième fois quelques mois plus tard dans l'espace qu'elle occupe présentement dans l'arrondissement de Ville-Marie, à Montréal.

S'ENTOURER

Qui dit croissance d'entreprise dit aussi besoins en ressources humaines.

Voyant la charge de travail augmenter progressivement, Majorie Labrèque-Lepage embauche à la même époque sa première employée, une contractuelle qui devient alors employée permanente.

Le centre local d'emploi facilite sa démarche en payant une partie du salaire de celle-ci.

« Ça a vraiment aidé parce que ça nous a permis d'augmenter notre production sans perdre trop de liquidités, explique la cofondatrice de Velvet Moustache. Lorsque tu es manufacturier, tu n'as pas le choix de faire ta production avant d'être payé, alors tu as besoin de ces liquidités. »

La designer s'est aussi tournée vers des stagiaires, en profitant notamment d'un programme des offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) pour dénicher des personnes capables de se charger des envois et des communications.

« Ça m'a aidée à apprendre à déléguer les tâches et à mieux connaître les besoins de l'entreprise. » - Majorie Labrèque-Lepage, designer et fondatrice de Velvet Moustache, au sujet de l'ajout de stagiaires capables de se charger des envois et des communications

D'autres stagiaires, ceux-là spécialisés en design industriel, ont remis à neuf le stand qu'elle traîne dans les salons d'artisanat. « Sans eux, je n'aurais jamais eu le temps de faire ça », dit-elle.

S'appuyant toujours sur la croissance organique de son entreprise, Majorie Labrèque-Lepage ignore à quel moment elle embauchera son prochain employé.

« C'est une décision à laquelle je réfléchis depuis deux ans », dit celle qui a vendu cette année environ 8000 peluches.

« Notre croissance est très douce, et on ne sait jamais si elle sera toujours au rendez-vous », ajoute-t-elle pour justifier sa prudence.

Pour l'instant, l'entrepreneure préfère miser sur une constellation de travailleurs autonomes qui se greffent à son équipe lorsque le carnet de commandes se garnit. Au total, on peut parfois voir cinq personnes travailler en même temps dans le petit atelier.

Cela dit, la designer devenue gestionnaire par la force des choses aimerait conserver une petite équipe. « Il y a toujours un danger de perdre son essence avec la croissance, dit-elle. On veut que ça fonctionne davantage, mais pas à tout prix. »

CINQ CONSEILS

Quelles étapes suivre pour faire croître sa très petite entreprise ? André Menand, directeur, services spécialisés en croissance d'entreprise au SAJE, y va de ses conseils sur le sujet.

Vivre de son entreprise « Avant de penser à grandir, il faut que l'entreprise soit rentable et génère assez de revenus pour un salaire », souligne l'expert.

Clarifier sa vision Fixez-vous des objectifs de vente et de production sur un horizon de cinq ans. « Ensuite, on prépare un plan d'action pour atteindre ces objectifs », explique André Menand. Et la clé de cette préparation, selon lui, c'est le prévisionnel financier. Il permettra d'asseoir la croissance sur du solide.

Optimiser la structure Sélectionnez vos clients et produits les plus rentables, et laissez tomber les autres pour économiser temps et argent. André Menand suggère de s'appuyer sur « une vache à lait », soit un ou des clients qui assurent rentabilité et récurrence des ventes, tout en demandant peu de temps. « On veut que l'entrepreneur puisse mettre son temps dans d'autres facettes de l'entreprise », ajoute-t-il.

Se financer Le réseau PME MTL et les fonds spécialisés comme Femmessor ou Afro-entrepreneurs sont au nombre des organismes susceptibles de vous financer lorsque vous devrez payer un local ou un salaire supplémentaire. Vous compléterez votre montage financier avec un prêt bancaire, et un autre de la Banque de développement du Canada (BDC), si possible. « Il faut savoir à qui s'adresser en fonction du besoin », explique le spécialiste.

S'entourer Si une tâche nécessite que vous formiez une personne, pensez à embaucher plutôt qu'à faire affaire avec un tiers. Avoir recours à des stagiaires peut aussi s'avérer une avenue intéressante, explique l'expert, mais c'est vraiment du « cas par cas », selon lui. Profitez des programmes de réinsertion en emploi chapeautés par Emploi Québec pour dénicher des employés dont le salaire pourrait être subventionné en partie.

«LE DÉFI

Majorie Labrèque-Lepage n'avait plus d'espace dans le bureau d'où elle pilotait les activités de Velvet Moustache. Il fallait créer une véritable petite entreprise.LA SOLUTION

En plus de louer un atelier, l'entrepreneure a embauché sa première employée en profitant d'une série de programmes.»





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