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PME: se relever après un échec

Gérard Raimbault, président, et Ginette Levac, responsable du... (Photo fournie par Natursac)

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Gérard Raimbault, président, et Ginette Levac, responsable du marketing de NaturSac.

Photo fournie par Natursac

Sylvain Larocque
La Presse

Pour une PME, pas facile de se remettre sur pied après un gros échec commercial. C'est le défi qu'a dû relever NaturSac, de Bois-des-Filion.

Au milieu des années 2000, NaturSac a suscité beaucoup d'espoir au Saguenay-Lac-Saint-Jean avec son usine de sacs de plastique biodégradables destinés aux détaillants. Mais en 2009, le rêve a pris fin abruptement, victime de la popularité subite des sacs réutilisables.

«Ç'a été fatal pour l'usine, dit le président-fondateur de NaturSac, Gérard Raimbault. Le marché s'est effondré.»

L'usine de Desbiens n'aura fonctionné que neuf mois. Toute une déception pour un projet qui était en gestation depuis des années et qui avait nécessité des investissements de 3,5 millions, dont 785 000 $ en subventions et prêts gouvernementaux.

NaturSac, une PME fondée en 2004, aurait bien pu y laisser sa peau. Certes, le gouvernement du Québec et les créanciers ont perdu gros dans le fiasco, mais la détermination de M. Raimbault a permis à l'entreprise de survivre.

«On avait la chance d'avoir une clientèle vraiment fidèle, même pendant la tempête, raconte l'entrepreneur. On a eu des gens qui nous ont toujours soutenus.»

Autre bon point pour NaturSac: l'entreprise venait de lancer une gamme de sacs à ordures. Or, la demande pour ce produit allait augmenter du fait que les magasins allaient cesser de remettre gratuitement des sacs à leurs clients, sacs que beaucoup d'entre eux utilisaient pour disposer de leurs ordures.

Au fil des ans, NaturSac a développé d'autres produits, tous biodégradables: des sacs pour fruits et légumes, des sacs pour déjections de chiens et même de la pellicule transparente pour emballer les aliments. Ils sont disponibles dans plus de 200 supermarchés Metro et IGA ainsi que chez Walmart.

Malheureusement, après la fermeture de l'usine de Desbiens, NaturSac n'a pas réussi à trouver d'entreprise québécoise pour fabriquer ses sacs. Ses fournisseurs sont aujourd'hui situés en Ontario, en France et au Vietnam.

NaturSac travaille toutefois à un projet qui pourrait permettre de reprendre la fabrication au Québec. L'entreprise ambitionne en effet de fabriquer des sacs à partir de... plumes de poulet.

«Juste au Québec, il y a 40 000 tonnes de plumes enfouies dans le sol dont on ne sait quoi faire», dit Gérard Raimbault.

L'entreprise a toutefois du mal à trouver le financement nécessaire, malgré de nombreuses démarches. Il faut dire que les investisseurs sont souvent frileux lorsqu'il est question de technologies qui n'ont pas été testées commercialement.

Quoi qu'il en soit, NaturSac poursuit sa croissance. L'entreprise vient de conclure deux ententes, l'une avec le géant Loblaws et l'autre avec un distributeur de produits naturels, qui lui ouvriront les portes de l'Ontario.

NaturSac convoite aussi le marché africain, où les sacs biodégradables gagnent en popularité. «Il y a beaucoup de pays africains qui ont carrément mis en place des lois qui interdisent les sacs non biodégradables», affirme M. Raimbault.

NaturSac : le portrait

Année de fondation: 2004

Actionnaire: Gérard Raimbault

Secteur: sacs de plastique biodégradables

Le défi

En 2009, NaturSac a dû fermer sa toute nouvelle usine de Desbiens, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en raison de l'effondrement du marché des sacs de plastique.

La solution

Pour survivre, NaturSac a restructuré ses finances et a lancé de nouvelles gammes de produits, tout en confiant sa production à des sous-traitants.




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