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Université francophone: l'Ontario ne bouge pas

Le 1er décembre dernier, des milliers de Franco-Ontariens... (PHOTO AFP)

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Le 1er décembre dernier, des milliers de Franco-Ontariens ont manifesté leur mécontentement lors d'une «journée d'action» à Ottawa.

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SHAWN JEFFORDS
La Presse Canadienne
Toronto

Le gouvernement ontarien ne changera pas d'idée sur l'annulation de la création d'une université francophone en Ontario, malgré l'engagement d'Ottawa d'allonger le financement pour un comité qui planchait sur le projet.

Merrilee Fullerton, la ministre de la Formation, des Collèges et des Universités, a indiqué que le gouvernement n'avait pas les fonds pour soutenir le projet à ce moment-ci.

Par conséquent, le ministère ne fournira pas les fonds pour l'instant, et l'initiative est en suspens, a-t-elle déclaré, ajoutant que le groupe de travail pouvait trouver le financement ailleurs.

La ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie Mélanie Joly a annoncé dimanche soir que le gouvernement fédéral verserait 1,9 million à la province pour financer l'équipe qui travaille sur le projet, appelé le Carrefour francophone du Savoir et de l'innovation.

Le financement du groupe et des employés venait à échéance ce mardi.

Dans une lettre rendue publique dimanche et adressée à la ministre ontarienne des Affaires francophones, Caroline Mulroney, Mélanie Joly a souligné que le projet «fait l'unanimité au sein de la communauté et bénéficie de soutien partout au pays»

«Je m'inquiète des répercussions de cette décision sur la vitalité de la communauté franco-ontarienne», a-t-elle soutenu.

Une décision controversée

L'ancien gouvernement libéral avait annoncé la création de l'université en 2017, mais les progressistes-conservateurs ont abandonné le projet en novembre dans le cadre de leurs efforts pour équilibrer le budget. L'institution aurait été la seule université entièrement francophone pour les quelque 600 000 Franco-Ontariens de la province. Elle devait élire domicile dans le sud-ouest de l'Ontario.

La décision avait soulevé l'ire des Franco-Ontariens, qui ont pris les rues pour manifester leur mécontentement. La députée progressiste-conservatrice Amanda Simard avait aussi claqué la porte du caucus pour siéger comme indépendante.

Normand Labrie, le président par intérim de l'Université de l'Ontario français, a souligné que le financement du fédéral permettrait au carrefour de survivre pendant un an pour poursuivre ses travaux.

«Nous sommes très soulagés, parce qu'autrement, nous aurions dû laisser aller des employés», a-t-il déclaré.

«Ça aurait été une perte de cesser nos activités à ce point-ci et ça aurait été difficile de recommencer à zéro si le gouvernement décide que le projet n'est plus en suspens.»

Mme Joly a indiqué qu'en vertu du Plan d'action pour les langues officielles 2018-2023, le gouvernement fédéral pourrait fournir du financement pour l'université, mais seulement si la province met du sien et couvre moins 50% des coûts.

«Soyons clairs, la responsabilité revient au gouvernement de l'Ontario de mener à bien ce projet», a écrit Mme Joly dans sa lettre.

La Presse canadienne a tenté sans succès d'obtenir les commentaires du Carrefour francophone du Savoir et de l'innovation.

Le gouvernement Ford encouragé

Merrilee Fullerton estime que l'investissement du gouvernement fédéral démontre qu'il reconnaît le sous-financement des institutions franco-ontariennes.

«Nous sommes ravis que notre message soit enfin compris par le gouvernement Trudeau», a-t-elle indiqué. «Ce financement est un pas dans la bonne direction et nous continuerons de travailler pour que le gouvernement fédéral réduise l'écart entre l'Ontario et les autres provinces quant au financement pour les francophones.»

La députée néo-démocrate France Gélinas a appelé le gouvernement de Doug Ford à revenir sur sa décision. Selon elle, l'argent du gouvernement fédéral ne garantit pas que le projet d'université se fera à long terme.

«Il demeure presque certain que (le premier ministre) Doug Ford a empêché l'université d'ouvrir ses portes aux étudiants en 2020, heurtant les rêves et affectant l'avenir de milliers de futurs étudiants ontariens», a-t-elle déploré.




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