Guardians of the Galaxy Vol. 2: deux légendes chez les Gardiens

Ego (Kurt Russell)... (Photo fournie par Marvel Studios)

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Ego (Kurt Russell)

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Sonia Sarfati
La Presse

C'était en 1989. Les policiers Raymond Tango et Gabriel Cash étaient obligés de faire équipe. Sylvester Stallone et Kurt Russell, leurs interprètes, également. C'était Tango & Cash, qui comporte son lot de scènes devenues cultes. Celle, par exemple, des deux flics qui déambulent, flambants nus (mais de dos, bien sûr), dans un couloir de prison. Les deux légendes comptent parmi les recrues de la distribution de Guardians of the Galaxy Vol. 2 de James Gunn. La Presse a assisté aux conférences de presse auxquelles ils ont participé, à Los Angeles.

Le cas Russell

La vedette de films mythiques signés John Carpenter (Escape from New York, Escape from L.A., The Thing, Big Trouble in Little China) incarne ici le bien nommé Ego. Un Celestial, soit une entité extraterrestre aux pouvoirs semblables à ceux d'un «dieu avec un petit d», précise-t-il humblement (!) à Peter Quill. Dont il est le père.

«J'ai lu le scénario avec beaucoup d'attention pour m'assurer de tout comprendre, car je n'avais pas vu le premier film... mais je savais combien tout le monde l'aimait. Pendant le tournage de The Hateful Eight [de Quentin Tarantino], par exemple, j'ai commencé à recevoir des coups de fil ou à me faire demander si c'était vrai, si j'allais jouer le père de Star-Lord, être dans Guardians of the Galaxy. Tout ce que je pouvais répondre, c'est: "Du calme, les gars, je ne sais pas de quoi vous parlez!" Et c'était vrai!»

Mais ça l'a convaincu de regarder le volet inaugural de Guardians. Il a aimé. Assez pour accepter d'être du second. Avec, du coup, une inquiétude en tête.

«Ce que vous ne voulez surtout pas dans un cas comme celui-là, c'est d'être responsable de ce qui ferait que les fans du premier n'aiment pas la suite. Alors, j'ai senti de la pression.»

Ça ne l'a toutefois pas arrêté. On le voulait en Ego? Il serait Ego.

Avec, pour ce faire, l'obligation de subir une cure de rajeunissement extrême pour la scène d'ouverture du film. Pour cela, la complicité des images de synthèse, mais aussi celle du maquilleur Denis Liddiar, avec qui il a travaillé sur 28 films. «Au-delà de l'image comme telle, pour que ça fonctionne, vous devez créer une impression de jeunesse, détourner l'attention du spectateur là où vous la voulez. Et avec l'ajout des technologies modernes, la magie opère.»

Les technologies et, pourrait-on ajouter, le talent. Et l'expérience. Du coup, «je pose beaucoup de questions», rigole l'acteur. «Beaucoup?! Il parle sans arrêt, il remet tout en question!», pouffe James Gunn. Normal, Kurt Russell ne voulait pas manquer là son entrée. Pas quand on sait, comme lui le sait, que «vous êtes toujours jugé sur votre dernière présence au bâton».

L'acteur Sylvester Stallone... (Photo Chris Pizzello, Archives Associated Press) - image 2.0

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L'acteur Sylvester Stallone

Photo Chris Pizzello, Archives Associated Press

Le cas Stallone

«J'aime les films d'action, mais je n'avais jamais touché à ce genre de film d'action», rigole Sylvester Stallone qui a été facile à convaincre d'embarquer dans le vaisseau de Guardians of the Galaxy Vol. 2. Il y incarne Stakar, puissant leader d'un clan de Ravageurs dont Yondu (Michael Rooker) a été le protégé... jusqu'à ce qu'il le condamne à l'exil. Une autre relation père-fils qui a mal tourné.

Dans le canon Marvel, le personnage est d'ailleurs l'un des membres des Gardiens originaux, en compagnie d'Aleta Ogord, Charlie-27, Krugarr, Mainframe et Martinex. Ils apparaissent dans ce film-ci.

Probablement pas sans raison, si l'on se fie à ce qu'il y a entre les lignes de ce que raconte Sly: «Je ne connaissais pas du tout cette série, car j'ai grandi avec une autre sorte de superhéros. Plastic Man, des trucs comme ça. Ils étaient atroces... mais pour moi, ils étaient formidables. Donc, je me suis présenté sur ce plateau en toute ignorance, sans aucune idée ni préjugé sur cet univers, simplement prêt à faire ce que le réalisateur me demanderait. Mais maintenant, je commence à faire du rattrapage.» Pourquoi? «[rires] Parce que je suis un optimiste.»

Et parce qu'il porte en lui une fascination pour les mythologies. Depuis longtemps.

«Jeune, j'ai lu The Hero with a Thousand Faces de Joseph Campbell. Plus tard, j'ai compris que chaque génération doit trouver ses héros et ses propres mythologies.»

«Pour certains, il y a eu Rambo. Ce que font les gens de Marvel formera peut-être les mythes de la prochaine génération», explique l'acteur qui se dit très terre à terre, mais dont la curiosité a été attisée par «ces histoires qui se déroulent dans une tout autre sphère, dans un univers qui [lui] est absolument inconnu et qu'on [lui] a permis de visiter».

Après tout, c'est l'une des joies du métier d'acteur. Varier les plaisirs, les genres, les rôles. «La seule chose que je n'ai pas faite est de m'opérer moi-même du cerveau. Oh, et je me suis évité le stress de Shakespeare! Comment ils disent ça? Oh, oui... "Être ou ne pas être?!". Dit par moi, je doute que ça fonctionne [rires]. Vous devez connaître vos forces et vos faiblesses.»

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Les frais de voyage ont été payés par Walt Disney Studios.




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