Natalie Portman: première dame du cinéma

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Yves Schaeffner

Collaboration spéciale

La Presse

(NEW YORK) Avec sa petite robe blanche, ses cheveux soigneusement coiffés et son maquillage sobre, Natalie Portman aurait sans doute plu au patriarche de la famille Kennedy, Joseph Patrick. Enceinte de son deuxième enfant, elle possède une élégance et une prestance rares.

C'est d'ailleurs ce que s'est dit le réalisateur chilien Pablo Larraín lorsque le scénario de Jackie est arrivé sur son bureau. 

«Je n'avais qu'une condition quand j'ai accepté de tourner ce film: que Natalie Portman accepte de jouer Jackie. La raison? Elle a un physique et une élégance rares et, surtout, elle possède cette même aura mystérieuse.»

«Comme Jackie, personne ne peut jamais savoir ce qu'elle pense vraiment», ajoute le cinéaste dans le salon d'un grand hôtel new-yorkais.

La principale intéressée, elle, sourit quand on la compare à l'ex-première dame. «Je ne suis pas une icône, je ne suis pas un symbole», plaide-t-elle. Dans les faits, Natalie Portman a plus d'un point en commun avec Jacqueline Kennedy.

Comme elle, elle a grandi à Long Island, elle a étudié dans une grande université, elle parle français et est une icône de la mode. Qui plus est, toutes deux ont toujours contrôlé étroitement leur image.

L'actrice n'avait qu'une connaissance superficielle de Jacqueline Kennedy lorsqu'on lui a proposé le rôle. Pour se préparer, elle a dévoré plus d'une dizaine de biographies et étudié avec assiduité une entrevue télévisée de l'ex-première dame diffusée en 1962 (et regardée par plus de 80 millions d'Américains à l'époque!).

Exceptionnelle, cette entrevue montre les coulisses de la Maison-Blanche comme on ne les avait jamais vues. Surtout, elle a permis à Natalie Portman de s'imprégner de la manière d'être et de parler particulièrement singulière de Jacqueline Kennedy.

Lendemain d'assassinat

Chose rare pour un film biographique, Jackie ne s'attarde qu'à quelques jours de la vie de la femme du président, soit ceux qui ont suivi l'assassinat de John F. Kennedy à Dallas.

Dans ces moments particulièrement difficiles, la première dame se révèle être une personnalité bien plus complexe que le mythe qu'elle est devenue. On la suit dans son intimité alors qu'elle décide d'organiser de spectaculaires funérailles d'État pour son mari, contre l'avis de tous.

«Je savais qu'elle était instruite, mais je ne savais pas à quel point elle était intelligente et à quel point elle avait conscience de l'histoire. Elle était bien en avance sur son temps. Aujourd'hui, tout le monde essaie de contrôler son image à travers les journalistes, Twitter ou Instagram. Mais elle a fait ça il y a 50 ans. Elle a littéralement contrôlé la manière dont l'histoire a été racontée. Elle comprenait que celui qui raconte l'histoire est celui qui fait l'histoire», précise Portman.

Jacqueline Kennedy avait en effet accordé une entrevue à un journaliste du magazine Life peu de temps après la mort de son mari afin de cimenter l'héritage de ce dernier. Le film est d'ailleurs en partie basé sur cette rencontre, même si le scénario de Jackie prend quelques libertés avec la réalité.

Natalie Portman défend ce choix avec conviction. L'actrice croit «que la fiction artistique permet parfois d'atteindre une vérité qui surpasse la réalité factuelle, une sorte de vérité émotionnelle», soutient-elle.

Personnalité complexe

Femme d'État, mère, amie, icône: sa Jackie est un kaléidoscope d'émotions et de personnalités. Elle est tout à la fois intransigeante, fragile, hautaine et elle est surtout pleinement consciente de l'importance de son rôle.

Cette complexité est ce qui a le plus fasciné l'actrice. «Que nous soyons connus ou pas, nous sommes tous différentes personnes à différents moments. Il y a la personne publique, la personne que les gens pensent que nous sommes, il y a la personne que nous voulons être, la personne que l'on devrait être et il y a la personne que nous sommes vraiment», note-t-elle.

Sa Jacqueline Kennedy, elle, entre assurément dans la catégorie des personnalités les plus fascinantes: celles que l'on ne parvient jamais à cerner complètement.

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Jackie prend l'affiche le 21 décembre.




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