Fantastic Beasts: rencontre avec quatre «fantastiques»

Credence Barebone (Ezra Miller)... (Photo fournie par Warner Bros.)

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Credence Barebone (Ezra Miller)

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Sonia Sarfati
La Presse

(TORONTO) Quatre questions pour quatre acteurs de Fantastic Beasts que La Presse a rencontrés.

Quel est votre rapport au monde de Harry Potter?

Ezra Miller: «Quand j'avais 7 ans, mon père m'a lu le premier roman, Harry Potter à l'école des sorciers. J'ai complètement succombé à ce monde, je suis devenu fou de cet univers, j'ai lu les livres, vu les films et j'étais obsédé par les livres audio. En grandissant, j'ai connu l'intimidation parce que j'avais des goûts différents de ceux des autres, parce que j'avais envie d'embrasser des gens qui n'étaient pas nécessairement des filles. Ces romans ont été mon refuge pendant ces années-là, douloureuses mais formatrices, car elles m'ont permis d'observer la société de l'extérieur, avec un regard neuf.»

Katherine Waterston: «J'ai eu conscience du phénomène quand les romans sont sortis, mais... j'ai un problème avec le concept de best-seller. C'est une façon stupide de réagir, je sais, mais j'ai besoin d'avoir l'impression de découvrir quelque chose. Quand je vois un bouquin partout, j'ai tendance à ne pas m'y attarder. Bref, mon introduction à Harry Potter s'est faite à travers les yeux de mon petit frère, que je n'avais jamais vu lire et qui, soudain, ne sortait plus de sa chambre et mangeait à peine. Finalement, j'ai vu les films, j'ai aimé. Mais je n'ai lu les romans qu'après avoir obtenu le rôle de Porpentina.»

Alison Sudol: «J'étais folle de ces romans. J'ai l'impression d'avoir grandi avec eux. Je m'immergeais dans chacun d'eux et quand j'arrivais aux dernières pages, je paniquais parce que je voyais la fin approcher, ce qui voulait dire attendre et attendre pour le suivant. C'est un honneur incommensurable d'avoir la chance de prendre part à ce monde, surtout à un degré aussi intime - par l'intermédiaire d'un personnage que personne n'a encore rencontré. C'est quelque chose à quoi je n'avais jamais rêvé.»

Don Fogler: «J'ai été plongé dans Harry Potter grâce à Gary Oldman, un acteur que j'aime et admire énormément. Il a joué Sirius Black dans The Prisonner of Azkaban, je suis donc allé voir le film. J'ai vu tous les autres après... et j'ai même eu envie de tous les revoir après le tournage de Fantastic Beasts. Je me suis fait un sacré marathon! Ce qui m'a conduit à aller voir la pièce, The Cursed Child... qui est fan-tas-ti-que.»

Popentina Goldstein (Katherine Waterston)... (Photo fournie par Warner Bros.) - image 2.0

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Popentina Goldstein (Katherine Waterston)

Photo fournie par Warner Bros.

Qui est votre personnage?

Ezra Miller: «J'incarne Credence Barebone, un orphelin maintenant adulte, mais vivant toujours dans cet établissement dirigé par sa mère adoptive. Elle est aussi à la tête d'un mouvement eugénique voulant éliminer tout ce qui semble anormal. Donc, la magie. Or, Credence est ‟anormal". Parce qu'il n'est pas accepté, parce qu'il n'est pas vu, parce qu'il est battu, parce qu'il est endoctriné de façon à se considérer comme étant mauvais, il devient ce que l'on voit dans le film. Quant à son look, on voit sa coupe de cheveux et on sait que c'est sa mère qui l'a faite et que ç'a dû faire mal. Il fallait aller là. Ça met une image sur sa tragédie.»

Katherine Waterston: «J'interprète Popentina Goldstein, une magicienne. Elle a perdu ses parents assez jeune et a dû s'occuper de sa soeur, Queenie. Comme bien des mères seules, elle n'a pas eu beaucoup d'espace pour elle, ni de temps ni d'argent. Elle n'a jamais eu le loisir de vivre vraiment son adolescence, d'avoir des copains, des coups de foudre. Elle n'a pu se consacrer qu'à une facette de sa vie: son travail. Être une Auror était tout pour elle. Quand on la rencontre dans le film, elle ne va pas bien du tout, car elle a perdu ce travail-là. Elle est fragile. Mais elle ne se laissera pas aller.»

Alison Sudol: «Je joue Queenie, la soeur de Tina. Un être humain merveilleux, chaleureux, plein d'amour et d'acceptation. Et elle possède ce don unique même chez les sorciers de pouvoir lire les pensées de ceux qu'elle rencontre. Plus que ça, elle sait immédiatement toute leur histoire, leur vie, leurs secrets. C'est beaucoup d'information, de responsabilité, de lourdeur. Elle a donc besoin de se protéger. C'est ce qui explique qu'elle soit un peu solitaire même si elle aime les gens... qui, eux, souvent, s'arrêtent à son apparence, alors que ce n'est qu'une infime partie de ce qu'elle est.»

Don Fogler: «Je suis Jacob Kowalski, boulanger et No-Maj. Les No-Majs, ce sont les Moldus d'Amérique. On peut dire que je suis un peu celui qui rachète les humains, puisque jusqu'ici, les non-sorciers avaient été représentés par les Dursley, qui ont été affreux avec Harry Potter. Alors que Jacob est un peu comme Bottom dans Le songe d'une nuit d'été, un type ordinaire qui pénètre dans la forêt enchantée, tombe amoureux de Titania, la reine des fées, est changé par cette rencontre et ne veut plus quitter ce monde. C'est exactement ce qui arrive à Jacob... et à Queenie.»

Queenie Goldstein (Alison Sudol)... (Photo fournie par Warner Bros.) - image 3.0

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Queenie Goldstein (Alison Sudol)

Photo fournie par Warner Bros.

Quel est votre animal fantastique préféré?

Ezra Miller: «C'est le Niffler! D'abord, parce que j'ai toujours rêvé d'avoir un ornithorynque - et que le Niffler ressemble à ça. Aussi, il m'aiderait à organiser quelques cambriolages chez ces banquiers que j'estime tant [rires]. Et puis, il est attiré par tout ce qui brille. Or, comme je n'ai rien du genre chez moi, il serait zen et relax. Oui, ma maison comme un refuge pour Nifflers!»

Katherine Waterston: «Pour moi, c'est celui qui ressemble à une petite branche. Newt en a un qui a élu domicile dans sa poche et qu'il a appelé Pickett.»

Alison Sudol: «L'oiseau-tonnerre! Il est magnifique et il est tellement, tellement important dans cette histoire. Newt, qui l'a baptisé Frank, se rend en Amérique après l'avoir sauvé des griffes d'un trafiquant, en Égypte, pour le raccompagner dans son milieu naturel, en Arizona.»

Don Fogler: «Ah, le Niffler, incontestablement! Il est incroyable avec sa poche qui donne sur une autre dimension et dans laquelle il peut mettre tout ce sur quoi il met la patte! Il pourrait ‟enfourner" cet hôtel au complet. Enfin, s'il brillait...»

Jacob Kowalski (Don Fogler)... (Photo fournie par Warner Bros.) - image 4.0

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Jacob Kowalski (Don Fogler)

Photo fournie par Warner Bros.

Racontez votre rencontre avec J.K. Rowling...

Ezra Miller: «La rencontrer a été bouleversant. Il est déjà assez extraordinaire, dans une vie, d'avoir la chance de trouver une voix qui aura une influence capitale sur ce que vous êtes. Mais être en sa présence physique, en tant que collaborateur, c'est... c'était au-delà de mes rêves. J'étais submergé par les émotions quand je l'ai vue. En fait, je n'ai rien pu dire d'intelligent.»

Katherine Waterston: «Elle est venue nous voir quand nous étions à mi-tournage, comme pour nous laisser libres d'interpréter son texte. Quand un acteur a besoin de poser des questions au scénariste, c'est que le personnage n'est pas clair ou qu'il est ‟sous-écrit". Ce n'était vraiment pas le cas ici! Il est également fascinant de se rendre compte comment elle est parvenue à conserver cette imagination qu'en général, les gens perdent en devenant adultes.»

Alison Sudol: «Elle a une présence magnifique, ce qu'elle dégage, son esprit, tout ça entre dans la pièce avant même qu'elle soit là. En même temps, elle est chaleureuse et accueillante. Et c'est incroyable de voir à quel point elle sait tout sur cet univers qu'elle a imaginé dans les moindres détails - même ceux que l'on ne verra jamais...»

Don Fogler: «Elle est superbe. Son aura, son énergie... c'est beau à voir. Et c'est merveilleux de se rendre compte à quel point, encore aujourd'hui après tout ce qui lui est arrivé, elle est excitée de nous faire partager les histoires qui sont dans sa tête.»

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