Sophie Nélisse: une bonne fille au mauvais endroit

Dans Mean Dreams de Nathan Morlando, Sophie Nélisse incarne... (Photo fournie par Woods Entertainment)

Agrandir

Dans Mean Dreams de Nathan Morlando, Sophie Nélisse incarne Casey, adolescente introvertie mais forte.

Photo fournie par Woods Entertainment

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

De «bonnes personnes». Deux mots qui, foi de Sophie Nélisse, décrivent parfaitement les personnages de Casey (elle-même) et de Jonas (Josh Wiggins) dans le long métrage Mean Dreams de Nathan Morlando.

Deux «bonnes personnes» malheureusement au mauvais endroit et entourées de... mauvaises personnes. En l'occurrence les membres de leur famille. Et plus particulièrement leur père respectif.

Homme strict, renfrogné et manipulateur, celui de Jonas n'en est pas moins le plus sage des deux, car Wayne (Bill Paxton), père de Casey, est un flic totalement corrompu, alcoolo et violent. Lorsque Jonas tentera de l'empêcher de s'en prendre à Casey, il recevra une forte correction. Et lorsqu'il ira le dénoncer au chef de police (Colm Feore), il ne fera qu'aggraver sa cause, le chef étant aussi corrompu que son subalterne.

Le film, qui a été présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes, oscille entre deux genres: le teen on the run movie et le coming of age. La cohabitation fonctionne.

«C'est une histoire d'amour sérieuse sans être un film cliché. Entre Jonas et Casey, il y a un amour sincère où chacun ferait n'importe quoi pour l'autre», explique Sophie Nélisse.

De sa Casey, adolescente introvertie mais forte, la comédienne dit qu'elle va toute seule tracer son chemin.

«Fondamentalement, elle a bon coeur, dit-elle. C'est une bonne fille malgré tous les choix immoraux qu'elle a à faire. Mais elle est prête à faire face aux conséquences de ses actes. Ce qu'elle va vivre avec son père va la marquer, demeurer un poids sur ses épaules, mais cela va la rendre encore plus forte.»

Sombre amour

«En lisant le scénario [de Kevin Coughlin et de Ryan Grassby], j'ai été intéressé par le côté sombre de l'amour, dit pour sa part le réalisateur Nathan Morlando, qui signe ici son deuxième long métrage. Il y a des avantages douloureux à être amoureux pour la première fois. C'est une façon de dire à ses parents: "J'aime quelqu'un d'autre que vous et je vous quitte un peu."»

Ayant étudié la religion et la philosophie, M. Morlando a été attiré par cette dimension du film qui ne saute pas aux yeux. Disons qu'au premier contact, on est davantage saisi par le mal qui habite Wayne. Certaines scènes avec Casey sont particulièrement troublantes.

«Mon but était d'aborder la violence de Wayne de façon frontale, dit le réalisateur. Cela a provoqué de bonnes discussions en amont avec Sophie et Bill Paxton. Il fallait jouer ça dans une confiance absolue. Mais Sophie a fait preuve de professionnalisme. Elle est très authentique dans ses passages d'une enfant terrifiée.»

Vers une comédie?

La principale intéressée, qui, à 16 ans, compte déjà un bagage impressionnant de longs métrages à son actif (The Book Thief, Monsieur Lazhar, 1:54), dit que le tournage a été «le plus exigeant, physiquement». «On a fait beaucoup de scènes très émotives et très physiques», ajoute-t-elle.

Sans qu'on le lui demande, elle reconnaît que depuis le début de sa carrière, elle a principalement joué dans des drames. Trois autres longs métrages pour lesquels elle a tourné et qui ne sont pas encore sortis font aussi dans le même genre. Dont le très attendu Et au pire on se mariera de Léa Pool, adaptation du roman de Sophie Bienvenu.

«L'arc, la complexité de mon personnage dans ce tournage sont incroyables», dit la jeune comédienne à propos de ce film dont elle vient de terminer le tournage. Au point d'ailleurs que c'est maintenant le film de Mme Pool qu'elle classe au rang du plus exigeant.

Cela dit, Sophie Nélisse se dit prête à plonger dans d'autres genres.

«C'est sûr que j'aimerais peut-être faire une comédie, dit-elle. Ou encore un film d'action, un genre de Hunger Games. Mais le plus important pour moi, c'est que les projets me tiennent à coeur, que les films dans lesquels je joue aient une signification. Je ne veux pas faire un film pour le plaisir de faire un film. Je veux que chacun envoie un message, communique quelque chose.»

Comme ici, dans Mean Dreams. «Après tout ce qu'ils ont vécu, Jonas et Casey sont capables de passer à travers n'importe quoi. Ils vivent un amour vrai qui va les amener plus loin dans la vie.»

_____________________________________________________________________________

Mean Dreams est actuellement à l'affiche.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

publicité

la boite:1977421:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer