Nadine Gomez, à la recherche des cathédrales renversées

Nadine Gomez consacre un court métrage au métro... (Photo fournie par Les Films du 3 mars)

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Nadine Gomez consacre un court métrage au métro de Montréal, qui aura 50 ans en octobre prochain.

Photo fournie par Les Films du 3 mars

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La Cinémathèque québécoise présente en ce moment Un amour d'été, nouveau long métrage documentaire de Jean-François Lesage. L'oeuvre est précédée du court métrage Métro de Nadine Gomez, consacré au transport souterrain de Montréal qui célébrera son 50anniversaire en octobre prochain. La Presse s'est entretenue avec la réalisatrice.

La Cinémathèque québécoise présente en ce moment Un amour... (Photo fournie par Embuscade Films et Les Films du 3 mars) - image 1.0

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Photo fournie par Embuscade Films et Les Films du 3 mars

La Cinémathèque québécoise présente en ce moment Un amour... (Photo fournie par Embuscade Films et Les Films du 3 mars) - image 1.1

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Photo fournie par Embuscade Films et Les Films du 3 mars

D'où émane ce projet ?

Certainement d'une fascination. Je m'intéresse aux lieux de Montréal. Dans une autre vie, je vendais des photos de lieux montréalais dans le Vieux-Montréal. Mais étrangement, le métro n'est pas quelque chose qui rejoint les amoureux d'architecture. Le journal Métro a déjà présenté un sondage [NDLR : auprès d'une quarantaine de personnalités] sur les lieux emblématiques de Montréal et le métro n'en faisait pas partie.

Pourquoi ce choix du noir et blanc ?

J'ai travaillé de front avec deux directeurs photo. Nous nous sommes demandé dès le départ comment attaquer les « lignes » du métro. Comme tout y est symétrique, nous nous sommes demandé si on devait briser cet état. Après réflexion, on s'est dit que non, que ça s'imposait. Par contre, le choix du noir et blanc fait ressortir la matérialité, le côté intemporel des lieux.

Pourquoi ce choix, visiblement délibéré, de montrer une rame - de l'extérieur - qu'à la toute fin du film ?

Ça s'est imposé à la scénarisation. En dehors d'un rapport à l'architecture, le métro de Montréal, c'est aussi l'histoire de gens qui attendent et vont quelque part avec un cycle qui se renouvelle à l'infini. Le métro, c'est une roue qui tourne sans fin. Même la nuit, quand il n'y a pas de passagers, il y a des employés, on y fait de l'entretien, etc.

Que dire justement de cette architecture du métro montréalais ?

Dans son ensemble, une architecture définit notre rapport au monde, l'expression d'une vision des choses. Or, justement, contrairement à des métros comme ceux de Paris ou de Londres, celui de Montréal est composé, souvent, de véritables cathédrales renversées. En tournant le film, nous avons souvent pensé à la pièce La cathédrale engloutie de Debussy.

Quelles sont vos stations préférées ?

La station Préfontaine avec ses effets d'ombres et de lumières allant des portes d'entrée jusqu'aux rames. On trouve ça aussi à Champ-de-Mars et à Angrignon. J'aime aussi les stations Verdun, Radisson et Lucien-L'Allier qui est construite comme une sorte de caniveau énorme. Ces endroits sont fascinants.

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