Géza Röhrig, dans Le fils de Saul : pour le bien de l'humanité

l'acteur Géza Röhrig et le réalisateur László Nemes... (PHOTO EVAN AGOSTINI, ASSOCIATED PRESS)

Agrandir

l'acteur Géza Röhrig et le réalisateur László Nemes

PHOTO EVAN AGOSTINI, ASSOCIATED PRESS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse

Tour à tour musicien et acteur dans ses années de jeunesse en Hongrie, Géza Röhrig se consacre surtout maintenant - il vit à Brooklyn depuis l'an 2000 - à la poésie et à l'enseignement. Quand il a été approché pour Saul Fia, qui marque un retour fulgurant au jeu, l'acteur était pourtant sceptique au départ.

« Je me méfiais à cause du nombre de productions déjà existantes dans lesquelles l'Holocauste est évoqué, explique-t-il lors d'un entretien accordé à La Presse. C'est à la lecture du scénario que j'ai pu me rendre compte que, contrairement à ce qu'on pourrait croire, non, tout n'a pas été dit, tout n'a pas été fait. À ma connaissance, la Sonderkommando a été évoquée dans un seul autre film - The Grey Zone de Tim Blake Nelson - , de façon très différente. Je pressentais qu'un grand film pouvait être tiré du script que m'a fait lire László. Et qu'il éviterait les pièges de la narration conventionnelle à propos de l'Holocauste. »

En compagnie du cinéaste, l'acteur a fait le tour de son pays natal pour aller présenter Saul Fia aux spectateurs hongrois, autant dans les milieux urbains que ruraux.

« Je trouvais important d'aller discuter avec des gens de toutes allégeances, qu'ils soient de gauche ou de droite, et même aux extrêmes, ajoute l'acteur. On ne peut pas convaincre les extrémistes révisionnistes, mais au moins discuter de la signification de tout cela. Personnellement, je n'aime pas parler d'espoir parce que l'espoir rend les gens passifs. La Hongrie est aux prises avec plusieurs problèmes présentement : difficultés économiques, crise des réfugiés, montée de l'extrême droite, etc. Nous devons y réfléchir sérieusement parce que ces problèmes ne partiront pas d'eux-mêmes. Cela me désole de constater que l'humanité ne semble malheureusement pas avoir tiré de leçons de ce qui s'est passé en Europe il y a 75 ans. Pour que les choses changent, il faut être proactif. Ce sont les défis qui se posent à nous maintenant, ainsi qu'aux générations futures. »

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

publicité

la boite:1977421:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer