The Sound of Music: Les noces d'or de Julie Andrews

Julie Andrews dans The Sound of Music ... (Photo fournie par Everett Collection)

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Julie Andrews dans The Sound of Music 

Photo fournie par Everett Collection

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Sonia Sarfati
La Presse

«Quelqu'un m'a fait une terrible plaisanterie. Que 30 ans se soient écoulés, d'accord. Mais 50?! Il y en a 20 qui ont disparu par magie.» Et elle éclate de rire au bout du fil. Julie Andrews. Mary Poppins. Eliza Doolittle. Et, bien sûr, Maria von Trapp. La voix est toujours la même. Certes un peu plus grave. Mais tellement, tellement reconnaissable. Surtout pour ceux qui, depuis 20, 30, 40... ou 50 ans - puisque c'est l'anniversaire que l'on célèbre ces jours-ci -, replongent régulièrement, avec ferveur, dans The Sound of Music.

The Sound of Music, couronné par cinq statuettes dorées en 1966, et qui a donné lieu au meilleur moment de la dernière soirée des Oscars, alors que Lady Gaga a offert - à tous, mais aussi et peut-être surtout à Julie Andrews, qui l'observait, époustouflée, des coulisses - un pot-pourri des chansons de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II tirées du film de Robert Wise.

«Elle m'avait téléphoné quelque temps avant afin de voir si je m'opposais à ce qu'elle interprète ces chansons, raconte Julie Andrews. Je suis fan depuis longtemps, et non seulement j'étais d'accord, mais j'espérais qu'elle ait beaucoup de bonheur à les chanter. Plus tard, elle m'a dit que c'est l'une des choses les plus difficiles qu'elle ait jamais faites. Mais elle a été magnifique. Et courageuse.»

Il fallait l'être, en effet, pour interpréter ces chansons connues de tous devant des millions de (télé) spectateurs. Parce que The Sound of Music a voyagé  partout sur la planète. Qu'il a été doublé dans des dizaines de langues. Dont le français: Mathé Altéry est ainsi devenue la voix de Julie Andrews dans La mélodie du bonheur.

L'actrice n'a jamais rencontré sa «doublure francophone», mais elle sait que le travail n'a pu se faire que dans les règles de l'art: «La personne responsable du son a voyagé partout où le film était doublé afin de superviser les doublages. C'était important. Après tout, c'est un film sur le son et sur la musique!» Rires.

Elle rit encore en évoquant Christopher Plummer. Leur amitié a elle aussi 50 ans, puisqu'ils se sont rencontrés grâce au film. Elle, Maria la gouvernante. Lui, le sévère capitaine von Trapp, veuf, père de sept enfants. Ni l'adulte ni les petits ne résisteront au charme de la jolie novice. Et en avant la musique! Même si nous sommes en 1938. Et que l'ombre nazie plane sur l'Autriche.

«Chris a été extrêmement généreux avec moi. Après tout, professionnellement, nous n'étions pas du même milieu: il venait du théâtre et moi, du spectacle musical. Mais c'est une des choses merveilleuses de ce film, je m'y suis fait des amis pour la vie.»

Elle le dit, et on la croit. Il faut voir son émotion dans l'excellent documentaire faisant partie des suppléments de l'édition 50e anniversaire du long métrage (coffret regroupant DVD, Blu-ray et copie HD numérique): on l'y suit à Salzbourg, où elle est retournée l'été dernier, a visité les lieux de tournage... et mis ses pas dans les traces de son propre passé. Une page qu'elle ne tournera jamais.

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