Keanu Reeves et John Wick: la vengeance dans la peau

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Keanu Reeves à son arrivée à la première du film John Wick au cinéma ArcLight à Hollywood, le 22 octobre.

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(Toronto) Keanu Reeves s'est fait plus discret au grand écran depuis quelques années, à part pour sa participation à 47 Ronin l'an dernier. La star de Matrix est de retour dans John Wick, un thriller d'action explosif où la vengeance de la perte d'un être aimé pousse son personnage à renouer avec son passé de tueur à gages sans merci pour ceux qui entravent son chemin. De passage à Toronto, sa ville natale, Keanu Reeves a répondu aux questions de La Presse.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans John Wick?

En lisant le scénario, j'ai tout de suite trouvé que c'était un très bon personnage, à la fois lumineux et sombre. J'aimais le ton du film dans lequel on retrouve de l'émotion, mais aussi un bon sens de l'humour. J'ai aussi été séduit par le fait que John Wick navigue entre sa réalité et son passé, ce monde souterrain auquel il appartient, cette communauté secrète. Le film n'est pas ordinaire en ce sens et je voulais vraiment jouer ce gars.

Vous avez tout de même demandé à faire quelques modifications au scénario avant d'accepter. Pourquoi?

Le rôle avait été écrit pour un homme beaucoup plus vieux que moi. John Wick devait avoir un peu plus de 65 ans à la base. J'ai toujours voulu collaborer aux scénarios des films dans lesquels je tournais tout en respectant, bien entendu, la vision des réalisateurs. Nous avions travaillé ensemble dans le passé: Chad Stahelski et David Leitch ont été mes doublures dans les scènes d'action, notamment dans Matrix, alors on avait une belle complicité et une confiance mutuelle en travaillant ensemble sur John Wick.

Les deux réalisateurs ayant été vos doublures, comment avez-vous vécu cette transition?

Je connais Chad depuis 1998. On a beaucoup travaillé ensemble. Ils voulaient passer à la réalisation et je leur ai envoyé John Wick en espérant qu'ils acceptent. J'ai l'impression d'assister à la naissance de leur premier album, un peu comme un groupe qui a travaillé si longtemps sur ses chansons et donné plein de spectacles. C'est leur grand moment en studio et j'étais là! C'était très excitant de travailler dans cette ambiance avec eux.

Leur avez-vous donné quelques conseils?

Ils n'avaient jamais été à la première lecture d'un scénario avec des acteurs, alors je leur ai expliqué comment ça fonctionnait. Je leur ai aussi conseillé de regarder de temps à autre les images tournées dans la journée sur grand écran pour avoir un aperçu du résultat au fur et à mesure. Je les épaulais quand ils en avaient besoin pour accomplir leur rêve.

Quel genre d'homme est John Wick pour vous?

J'ai vraiment aimé interpréter la manière dont il vit le deuil de sa femme. Il est très intense! Elle était si importante à ses yeux et leur relation était tout ce qu'il avait. Alors qu'il reçoit par messager un petit chien, le dernier cadeau de la part de sa défunte, et que ce dernier est tué sous ses yeux, dans sa propre maison, il est non seulement à terre, frappé par ses assaillants, mais sa vie lui glisse littéralement entre les doigts. Il est alors animé par cette détermination et cette soif de vengeance digne de la mythologie grecque pour retrouver sa vie.

Est-ce que vous êtes du genre à vous venger?

Un peu, mais pas à la manière de John Wick! Les films peuvent être une libération cathartique: ils nous permettent d'observer des émotions que nous ressentons, mais que nous ne pouvons exprimer de la même manière. C'est amusant à jouer. Surtout avec un héros qui est assoiffé de justice et qui utilise le mal pour faire le bien.

Comment avez-vous réussi à le rendre sympathique?

Tout tourne autour de cette pulsion de revanche. On embarque avec John car on ressent de l'empathie pour son deuil et la perte qu'il est train de vivre. Ainsi, on finit par approuver son désir de revanche.

John rencontre la partie sombre de lui-même. Avez-vous déjà rencontré la vôtre?

Peut-être pas aussi sombre que la sienne. La mienne ressemblait plus à une fin de journée nuageuse! [rires]

Aimez-vous interpréter la colère?

Dans un film, c'est très amusant et stimulant. Il faut être assez subtil. Dans la vie, je suis un gars très posé.

Comment s'est déroulée votre préparation physique pour ce rôle?

J'ai dû m'y consacrer pendant au moins trois mois. C'était très amusant. J'ai appris le judo, le ju-jitsu et des techniques de manipulation d'armes. J'ai aussi dû apprendre à faire des dérapages en voiture et à tirer tout en conduisant. J'adore ça! Le défi de ce film était physique. On veut accomplir les scènes d'action le mieux possible.

Faites-vous toutes vos cascades?

Je fais les scènes d'action, mais pas les cascades. Les cascadeurs sont là pour ça, même si j'essaie d'en faire le plus possible. Dans John Wick, vous remarquerez que j'ai été peu doublé. Ça renforce la connexion entre le personnage et le spectateur.

Vous avez réalisé votre plus récent film, Man of Tai Chi. Comptez-vous répéter l'expérience bientôt?

Oui, mais je cherche une histoire à raconter!

John Wick

Cote La Presse

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