Logan Lerman: regards neufs avec Fury

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Wardaddy (Brad Pitt) et Norman (Logan Lerman), dans Fury.

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Sonia Sarfati
La Presse

Réalisé par David Ayer (End of Watch) et mettant Brad Pitt en vedette, Fury n'est pas encore à l'affiche que déjà la performance de Logan Lerman (The Perks of Being a Wallflower, les Percy Jackson) fait parler. Elle est en effet remarquable dans ce long métrage qui suit, 24 heures durant, l'équipage d'un tank en territoire allemand, pendant les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Film intense. Entretien à l'avenant.

«J'ai trouvé l'expérience très difficile», admet l'acteur de 22 ans dans l'entrevue téléphonique qu'il a accordée à La Presse. Il parle du tournage de Fury, mais aussi du processus d'audition: «Ce n'est pas un matériel qui est facile à livrer, comme ça, en entrant dans une pièce. Et puis, tous les acteurs de mon âge voulaient le rôle.»

Il a donc dû se livrer à une espèce de parcours du combattant pour l'obtenir. Ce qui était de circonstance, puisque dans ce drame de guerre, il incarne Norman Ellison, un tout jeune homme absolument pas prêt à aller au front.

«Il a 18 ans, il étudie à l'Université de Pittsburgh, il croit sa route toute tracée, puis soudain, il est envoyé à la guerre. Mais il est persuadé qu'il va se retrouver dans un bureau, dactylographe dans un quartier général quelconque. Puis qu'il va rentrer chez lui et retourner à l'école», résume Logan Lerman.

Malheureusement, le sort (et David Ayer, qui signe le scénario et la réalisation de Fury) en décide autrement: il est fait conducteur en second dans un tank. Sonné, désorienté, le garçon naïf et inexpérimenté doit monter à bord du véhicule blindé mené par Don Collier, surnommé Wardaddy (Brad Pitt).

Avec eux, le tireur Boyd Swan (Shia LaBeouf), le conducteur Trini Garcia (Michael Pena) et le chargeur des canons Grady Travis (Jon Bernthal). Au fil des missions, les quatre vétérans sont devenus des frères d'armes.

Norman est l'inconnu, venu s'installer sur le siège d'un compagnon tombé au combat. Wardaddy va le prendre sous son aile et leur relation sera le pivot émotif d'un film dans lequel le regard du garçon sert en quelque sorte de porte d'entrée aux spectateurs.

Parce que ce qu'il découvre, le public le découvrira aussi. Les films s'intéressant à la Seconde Guerre mondiale sont nombreux. On y a suivi des pilotes d'avion, des parachutistes, des équipages de sous-marins, des hommes sur le terrain. Mettre ainsi au premier plan, au seul plan en fait, l'équipage responsable d'un char d'assaut est beaucoup plus rare.

L'intensité Ayer

Pour préparer ses acteurs, David Ayer n'a pas fait mentir sa réputation de «scénariste, réalisateur et homme intense»: après avoir rencontré des vétérans qui ont partagé avec eux leur expérience au front, les membres de la distribution ont participé à un entraînement d'une semaine où ils se sont familiarisés avec les équipements, les uniformes, les armes, les rations. Le stress et la compétition, la douleur et l'épuisement étaient au programme. Histoire de leur apprendre à agir et à réagir comme une équipe.

Et quand le tournage a commencé, «David nous poussait à aller plus loin encore, il jouait avec nous, émotivement et psychologiquement». Au boulot comme à la torture, ou quoi? Rires.

«Tant qu'on est dans la partie avec lui, on apprend, ça fonctionne et ça donne des résultats», fait Logan Lerman, qui assure avoir «adoré l'expérience». Laquelle, dans son cas à lui, a été plus extrême encore que celle de ses covedettes: Norman, quand s'ouvre le film, est un gamin; 24 heures plus tard, il est devenu un homme.

Un arc dramatique formidable. Complexe. Un défi. Dans le jeu, dans l'émotion. Dans le geste. Dans le regard. «Heureusement, nous avons tourné environ 60% du film chronologiquement. Il était plus facile pour moi de savoir où je me trouvais sur la ligne dramatique. Mais, aussi, j'ai passé le matériel en revue des centaines de fois et j'avais des notes partout, sur tout.»

Oui, l'expérience a été difficile. Il le redit. Mais il ne la regrette pas une fraction de seconde non plus. Il aime jouer. Il a eu l'occasion de s'y donner à fond ici. Avec passion. Cette passion qui l'a embrasé... il s'en souvient, c'était en 2004. Il travaillait déjà comme acteur. Mais c'est quand il a vu Eternal Sunshine of the Spotless Mind que ses yeux se sont vraiment ouverts sur le métier et ses possibilités: «Ç'a été une des expériences les plus inspirantes de ma vie, ça m'a donné envie de devenir, un jour, cinéaste. De toucher à tous les aspects du métier.»

Peu après, il découvrait Fight Club. «Ça, ç'a eu un très gros impact sur moi.» Se retrouver, 10 ans plus tard, à partager l'écran avec Brad Pitt, ça tenait donc presque du rêve.

> Fury prend l'affiche le 17 octobre.

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