Elizabeth Olsen et Aaron Taylor-Johnson: de couple marié à jumeaux mutants

Bryan Cranston (gauche), Elizabeth Olsen et Aaron Taylor-Johnson... (Photo: Reuters)

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Bryan Cranston (gauche), Elizabeth Olsen et Aaron Taylor-Johnson à la première de Godzilla à Los Angeles.

Photo: Reuters

Sonia Sarfati
La Presse

(New York) Ils sont les Brody dans Godzilla. Ils seront les Maximoff dans Age of Ultron. Mari et femme dans le retour du roi des monstres. Frère et soeur dans celui des Avengers, le 1er mai 2015. Une coïncidence amusante dans le parcours d'Elizabeth Olsen et d'Aaron Taylor-Johnson.

«Aaron et moi avions terminé Godzilla quand nous avons été pressentis pour Avengers: Age of Ultron, où nous incarnons les jumeaux Maximoff. Nous n'avons pas beaucoup de scènes ensemble dans ce film-ci, mais j'ai passé du temps à Vancouver avec lui et sa famille pendant le tournage. Ce qui nous a rendu la tâche plus facile et agréable quand est venu le temps de jouer ces jumeaux si proches l'un de l'autre», a indiqué Elizabeth Olsen lors de rencontres de presse tenues à New York - elle qui a bien sûr aussi expérimenté la gémellité par procuration (ses soeurs sont les jumelles que l'on sait).

Les liens ainsi créés pendant leur passage dans la peau de Ford et Elle Brody, parents du petit Sam, menacés par les monstres qui marchent sur San Francisco, les ont servis et les servent encore (le tournage n'est pas terminé) pour leur incarnation des jumeaux mutants Pietro et Wanda Maximoff, aussi connus comme Quicksilver et Scarlet Witch, dans Age of Ultron de Joss Whedon.

Des personnages dont on a eu un aperçu pendant le générique de Captain America: The Winter Soldier. Ils font tout un effet. Et attisent les attentes, un peu comme les images du plus célèbre des monstres ont, depuis des mois, préparé le terrain à l'arrivée de Godzilla sur les écrans.

Elizabeth Olsen (Old Boy, Kill your Darlings) et Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass, Anna Karenina), qui ont respectivement 25 et 24 ans, ne s'étaient pas plus familiarisés qu'il faut avec Godzilla et son parcours cinématographique quand ils ont, chacun de leur côté, été pressentis par Gareth Edwards - qui leur a littéralement vendu «son» film en leur racontant et en leur présentant ce qu'il avait l'intention de faire.

«Il m'a montré ce clip où l'on voyait une cité détruite, les couleurs étaient saturées, c'était triste, beau. Et je n'ai pu m'empêcher de frissonner en entendant, en voix hors champ, Oppenheimer prononcer ces terribles mots: «Je suis devenu la mort, destructeur des mondes»», se rappelle la comédienne, qui a alors dit oui au projet.

L'humain d'abord

Le réalisateur a utilisé semblable démarche avec Aaron Taylor-Johnson. L'acceptation a, là aussi, été rapide. «Surtout quand j'ai compris que Gareth voulait, à travers le chaos, mettre l'accent sur les humains.» Entre autres sur ce jeune militaire qui fait tout pour rentrer chez lui, à San Francisco, où se trouvent son fils et sa femme, infirmière.

«Pour moi, la grande différence entre Godzilla et Age of Ultron, c'est que dans le premier, je réagis à des choses que je ne voyais pas, alors que dans le second, je fais encore plus que cela, je rentre vraiment en contact et j'interagis avec des choses qui ne sont pas là. Je suis surprise de voir à quel point tout cela est technique», note Elizabeth Olsen qui, habituée aux films indépendants, a vécu un double baptême à la vie sur écran vert.

Le dépaysement a été moins grand pour Aaron Taylor-Johnson: il a quand même deux Kick-Ass sous le bras... qu'il a toutefois drôlement musclé pour se glisser dans la peau d'un officier de la U.S. Navy. Qu'on se le dise, il n'a plus grand-chose du garçon fluet incarnant un jeune John Lennon dans Nowhere Boy, réalisé par celle qui allait devenir sa femme, Sam Taylor-Johnson (laquelle, pour potiner un peu, a 23 ans de plus que celui avec qui elle a maintenant deux enfants et est à la barre de l'adaptation cinématographique de 50 Shades of Grey).

Des muscles qui serviront Aaron Taylor-Johnson dans Age of Ultron. Puis, parce que «la vie est courte» et qu'il «aime la diversité», il lorgnera peut-être un temps des productions moins axées sur les effets spéciaux. Comme Elizabeth Olsen, pour qui «l'histoire prime toujours». «C'était rassurant de savoir que Gareth, qui est un as des effets spéciaux, est aussi un extraordinaire conteur.» Comme quoi ils sont sur la même longueur d'onde. Probablement utile pour jouer mari et femme, ou frère et soeur. Mais essentiel pour être partenaires à l'écran.

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Godzilla prend l'affiche vendredi. Les frais de voyage ont été payés par Warner Bros.




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