Wally Pfister: la bonne école

Johnny Depp et Wally Pfister... (Photo: fournie par Warner Bros.)

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Johnny Depp et Wally Pfister

Photo: fournie par Warner Bros.

À 52 ans, Wally Pfister est aujourd'hui en mesure de proposer son premier long métrage à titre de réalisateur. Jouissant d'une réputation très enviable comme directeur photo, le fidèle complice de Christopher Nolan, avec qui il a étroitement travaillé pendant plusieurs années (de Memento jusqu'à The Dark Knight Rises), se retrouve aujourd'hui à la tête de Transcendence, une production ambitieuse.

«Ce n'est pas un accident, indique le réalisateur au cours d'un entretien accordé à La Presse. J'avais envie de passer à la réalisation depuis un bon moment, mais j'attendais de trouver le bon projet. En fait, les scénarios qui auraient pu m'intéresser étaient repêchés par des as cinéastes, ce qui est normal. Il se trouve que mon agent est tombé sur le scénario de Jack Paglen, dont il s'occupe aussi, et cette histoire correspondait en tous points à ce que je cherchais. J'adore la science-fiction. J'aime particulièrement quand elle me fait à ce point vibrer émotionnellement. Je trouvais que le scénario de Jack avait cette qualité.»

Une expérience exaltante

Habitué des plateaux, Wally Pfister savait évidemment à quoi s'attendre à titre de réalisateur. D'autant que les directeurs photo travaillent toujours en étroite collaboration avec les cinéastes et les acteurs. L'expérience de la réalisation s'est quand même révélée étonnante.

«Il y a des choses qu'on ne peut pas savoir tant qu'on ne les fait pas, dit-il. Auparavant, je gérais une équipe de 50 personnes dans un secteur très précis. Quand tu réalises, il faut que tu aies réponse à tout. On te pose des milliers de questions quotidiennement. De la coiffure aux costumes en passant par le maquillage, le son, les acteurs, etc. Tous tes talents de communicateur sont mis à profit!»

L'expérience fut toutefois assez exaltante. Wally Pfister se cherche maintenant un nouveau projet de réalisation.

«Réaliser un film était pour moi un but. Je ne savais pas si j'y arriverais un jour, cela dit. D'autant que j'étais très heureux dans mon métier de directeur photo. Ça marchait très bien. Mais là, je crois que le temps était venu de prendre le risque et de sortir de ma zone de confort. Je ne prévois pas tourner un autre film en tant que chef opérateur, mais on ne sait jamais. J'adore le travail de caméra!»

Contre la 3D!

Transcendence est l'une des rares superproductions hollywoodiennes à prendre l'affiche en format 2D seulement. «Wally Pfister n'aime pas la 3D, a indiqué le producteur Broderick Johnson. Comme il tient aussi à tourner en 35 mm, cela règle la question. Il n'est pas possible de tourner en 3D sur pellicule.»

En cela, Wally Pfister rejoint tout à fait la pensée de Christopher Nolan, lui aussi réfractaire au format numérique et à la 3D.

«Je trouve incroyable qu'on mette de côté le 35 mm au profit d'une technologie numérique qui n'a pas encore atteint les qualités du film, a déclaré le cinéaste. Je suis entièrement d'accord avec Chris, et d'autres cinéastes le sont aussi: J.J. Abrams, Steven Spielberg, Paul Thomas Anderson préfèrent tourner sur film. D'autres réalisateurs aussi, mais ils ont déjà baissé les bras. Pourquoi voudrais-je tourner avec une caméra numérique qui donne des images dont la résolution est encore moins bonne que celles captées par une caméra 35 mm? Je trouve que sur ce plan, la technologie régresse!»




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