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      «À Paris, les critiques n'ont pas de coeur...» - Gérard Jugnot

      Gérard Jugnot, Ibrahim Burama Darboe et Pierre Richard... (Photo Niagara Films)

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      Gérard Jugnot, Ibrahim Burama Darboe et Pierre Richard dans une scène de Mes héros.

      Photo Niagara Films

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      L'acteur des Choristes revient dans la peau d'un bourru au grand coeur. En France, le film n'a pas plu à tout le monde.

      Il est 18h30, heure de France. Dans un peu plus d'une heure, Gérard Jugnot va monter sur la scène du Théâtre des Nouveautés. Cher Trésor, nouvelle pièce de Francis Weber, connaît actuellement un franc succès à Paris, après avoir fait un carton tout l'automne en région. «C'est bourré tous les soirs, lance l'acteur au bout du fil. C'est ce qu'on appelle être payé content!»

      On ne peut pas en dire autant du film Mes héros, qui prend l'affiche cette semaine au Québec. Écrit et réalisé par Éric Besnard (Cash, 600 kilos d'or pur) ce long métrage «automnal» est loin d'avoir fait l'unanimité lors de sa sortie en France en décembre. Si les régions ont aimé, la critique parisienne lui a reproché son abus de bons sentiments et son côté «moralisateur avec semelles de plomb.»

      Vrai qu'il y a beaucoup de sirop dans cette charmante fable familiale, où un couple de retraités bourrus mais attachants (Jugnot et Josiane Balasko) et leur fils en crise de la quarantaine (Clovis Cornillac) abritent un petit immigrant africain, recherché par la police des sans-papiers.

      Mais est-ce vraiment un défaut? demande Jugnot. «Ces critiques étaient très parisiennes, souligne l'acteur. Parce qu'en province, le film a très bien marché. Mais à Paris, il y a beaucoup de cynisme. Les critiques n'ont pas de coeur.»

      Jugnot comprend que l'aspect «sans-papiers» en ait agacé quelques-uns: Josiane Balasko a elle-même largement milité pour cette cause dans la vraie vie - et sans doute pas discrètement.

      Mais pour l'acteur, Mes héros va bien au-delà du politiquement correct. C'est aussi et surtout un film touchant sur la relation d'un homme de 40 ans qui va trouver un peu de sagesse et de repos chez ses parents vieillissants.

      «J'ai tout de suite aimé le scénario d'Éric. J'ai trouvé ça joli et plein d'humanité. J'ai aimé qu'il aille dans le plus personnel, après avoir surtout fait des films de genre. Il y a quelque chose d'universel dans ces sujets qui nous concernent tous. Beaucoup de gens, même adultes, se demandent s'ils seront un jour à la hauteur de leurs parents. Dans cette idée, il y a aussi le thème sous-jacent que la vie n'est pas éternelle et qu'il faut profiter des gens tant qu'ils sont là. Moi en tout cas, j'ai eu beaucoup de commentaires sur la simplicité et la vérité des personnages. Ceux qui n'ont pas aimé sont des pisse-froid...»

      Planches de salut

      La mauvaise critique, Jugnot connaît. Son dernier film comme réalisateur, une oeuvre «pro-minorités» intitulée Rose et noir, a été varlopé parce qu'on le jugeait lui aussi trop politiquement correct. La claque a fait mal.

      «La presse m'est vraiment tombée dessus, dit-il. On m'a reproché de défendre tout le monde à la fois. On a dit que je mettais tout le monde dans le même panier (NDLR: musulmans, juifs, homosexuels, etc.). On m'a accusé d'être trop tolérant. Et on me l'a dit de façon très intolérante.»

      L'acteur n'a pas pour autant mis une croix sur la réalisation. Mais il admet qu'à l'avenir, il sera plus prudent avant de croire à une idée. «La seule boussole pour choisir un film, c'est sa sincérité. La flamme. L'émotion. Et c'est ce qui peut vous manquer quand vous avez pris une gamelle. Disons qu'on perd un peu confiance.»

      Et Jugnot l'acteur? On le verra cet été dans une adaptation de la bande dessinée Benoît Brisefer. Sinon, rien de concret pour le moment. Rattrapé par la crise économique, le cinéma français traverse actuellement une période de crise dominée selon lui par la «mauvaise ambiance» et les «salaires pas sympa».

      Dans ce contexte, dit-il, les bons plans se font plus rares. Alors autant rester sur les planches. «Le théâtre, j'y suis et j'y reste pour un petit moment encore... Pour moi, c'est une alternative essentielle au cinéma.»

      Pas séduit par La Grande séduction

      Contrairement à ce qui avait été annoncé il y a plus d'un an, Gérard Jugnot ne jouera pas dans la reprise en France de La Grande Séduction.

      L'acteur, qui était pressenti pour jouer le rôle du maire, trouve que l'adaptation ne se distinguait pas assez de l'originale. «J'adore la version québécoise. Mais là, j'avais l'impression d'être dans un remake à l'américaine, où on refaisait le film plan par plan. Ce n'était pas assez décalé. Et puis bon, on préparait aussi une version anglaise, une version italienne. Il y avait ce côté franchise que j'aimais moins. J'avais peur que ce ne soit pas un film très personnel.»

      La version française de La Grande Séduction doit être réalisée par Stéphane Meunier, mais le tournage n'a toujours pas commencé. Quant à l'adaptation italienne, elle aurait été abandonnée.

      Mes héros

      Cote La Presse

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      Fiche du film
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