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      L'enfant d'en haut : la verticalité selon Ursula Meier

      La cinéaste Ursula Meier vante le jeu du... (Photo: fournie par Axia Films)

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      La cinéaste Ursula Meier vante le jeu du jeune Kacey Mottet Klein, ici avec Léa Seydoux, dans son dernier film, L'enfant d'en haut.

      Photo: fournie par Axia Films

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      Ursula Meier a fait une entrée remarquée dans le monde du cinéma avec Home, en 2008, un premier long métrage décalé, sur une famille dysfonctionnelle habitant en bordure d'une autoroute.

      La cinéaste franco-suisse revient en force avec L'enfant d'en haut, autre drame familial, plus intimiste et réaliste celui-ci, qui a remporté un Ours d'argent au dernier Festival de Berlin. Ce film sensible et bouleversant a aussi valu des prix d'interprétation à ses jeunes acteurs, Léa Seydoux et Kacey Mottet Klein (excellents), dans de nombreux festivals. L'enfant d'en haut, qui prend l'affiche vendredi, est le candidat suisse à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

      Home mettait en vedette Isabelle Huppert, Olivier Gourmet et Kacey Mottet Klein, qui n'avait que 8 ans à l'époque. Dans L'enfant d'en haut, l'acteur suisse incarne Simon, un préadolescent vivant seul avec sa soeur dans un HLM au pied des montagnes du Valais, qui survit de petits vols dans la station de ski bourgeoise qui surplombe la vallée. «Il passe d'un monde à l'autre avec énormément de facilité, changeant d'identité grâce à l'anonymat de son costume de ski. Il vole pour survivre, mais c'est aussi un peu un Robin des Bois», m'expliquait Ursula Meier lors de son passage au Festival du nouveau cinéma, où L'enfant d'en haut était présenté il y a quelques semaines.

      Plusieurs ont souligné, en raison de son réalisme minimaliste, la parenté de L'Enfant d'en haut avec le cinéma des frères Dardenne. Ursula Meier se défend d'avoir voulu faire un film social et parle plutôt de son deuxième long métrage pour le cinéma comme d'un conte moderne. Un conte inspiré par ce décor de la région suisse du Valais, qu'elle aimait bien, elle qui a grandi en France, près des montagnes, dans le Jura (son père est suisse-allemand). Et dont la topographie lui était restée en tête après le tournage d'un téléfilm pour Arte.

      L'enfant d'en haut, qui révèle un lourd secret à mi-parcours, est aussi venu d'une idée toute simple, dit Ursula Meier. Celle d'opposer le haut et le bas et de faire un film dans la «verticalité», après l'horizontalité de Home. Elle a exploré cette idée de la verticalité avec sa collaboratrice Agnès Godard à la direction photo. Afin d'illustrer la coupure nette entre la station de ski réservée aux gens fortunés et le pied de la montagne, où habitent des familles d'ouvriers.

      «Il y avait d'abord l'envie de tourner dans ce lieu, et ensuite le désir fort de travailler de nouveau avec Kacey, dit la cinéaste. J'ai eu envie d'écrire un film sur mesure pour lui. Je pense que c'était aussi une façon de ne pas m'endormir, de me questionner de nouveau. Quand on écrit pour un enfant, on prend tous les risques. Absolument tous les risques.»

      Les risques en ont amplement valu la peine. Kacey Mottet Klein, dont le jeu a été identifié par le New York Times comme «l'une des performancesde l'année », est formidable dans le rôle exigeant de cet enfant pourvoyeur en manque de repères, qui sacrifie en quelque sorte son enfance pour subvenir aux besoins de sa soeur, ni plus ni moins à sa charge.

      Le film a probablement aussi été inspiré par un souvenir d'enfance de la cinéaste. Mais ce n'est qu'après plusieurs mois d'écriture qu'Ursula Meier s'est souvenue qu'elle avait été témoin de cette «arrestation» d'un petit voleur dans une station de ski du Jura qu'elle fréquentait à l'occasion avec ses parents. Kacey Mottet Klein, avec sa gouaille atypique de préadolescent de 12 ans (au moment du tournage), incarne avec force subtilités le personnage central de ce «film entre l'enfance et l'adolescence», comme le dit la cinéaste. «J'avais peur qu'il ne devienne ado pendant le tournage, dit-elle. Le chrono était en marche. Il a eu son premier bouton d'acné sur le tournage! Pour moi, c'est un Stradivarius. Je ne sais pas comment il fait pour trouver toutes ces nuances.»

      Ursula Meier a envie de retravailler avec le jeune prodige, qu'elle a en quelque sorte «fait naître comme acteur» avant qu'on ne l'aperçoive dans Gainsbourg vie héroïque de Joann Sfar. «C'est un sentiment d'immense responsabilité et un luxe absolu, ditelle. Je le connais par coeur, mais lui aussi me connaît par coeur. Il y a des dangers à se connaître autant!» Ça promet.

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      L'enfant d'en haut prend l'affiche le 16 novembre.

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